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07:31 17 mai 2022 | mise à jour le: 17 mai 2022 à 10:36 Temps de lecture: 2 minutes

L’église Saint-Michel-de-Sillery comme seul lieu de culte

L’église Saint-Michel-de-Sillery comme seul lieu de culte
Photo: Métro Média - ArchivesPar souci d’économie et d’efficacité, la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger concentrera ses activités pastorales à l’église Saint-Michel-de-Sillery.

RELIGION. Afin d’assurer l’avenir de ses opérations, la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger n’a eu d’autre choix que de prendre une décision difficile. Ainsi, après un exercice d’évaluation et de révision de ses besoins, la fabrique choisit de prioriser l’église Saint-Michel-de-Sillery. Cet endroit devient le seul lieu de culte public nécessaire à la vie paroissiale sur son territoire.

Cette option a toutefois d’importantes répercussions sur les autres édifices de la paroisse. D’abord, la concentration des efforts pour mettre en valeur le site patrimonial de la côte de Sillery nécessite que l’église Saint-Charles-Garnier, sur Laurier, change de vocation. Ensuite, on estime impératif que l’ancienne église du Très-Saint-Sacrement ne soit pas classée patrimoniale. Cela permettrait qu’elle puisse être vendue pour éponger les dettes que sa sécurisation forcée a engendrées.

«Après réflexion, la fabrique a convenu de déclarer excédentaire à ses besoins pastoraux l’église Saint-Charles-Garnier. Elle a demandé à l’évêque de changer sa vocation et espère que des partenaires proposeront des projets pour cet immeuble. La voie d’un bail emphytéotique est privilégiée, afin de rester propriétaire du site. Dans le cas du Très-Saint-Sacrement, on doit pouvoir conclure la vente projetée en mai 2020 pour rembourser les frais encourus de 1,8M$ et entretenir Saint-Michel», explique André G. Bernier, directeur général de la Fabrique de la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger.

Non à la démolition

Alertée par la décision de la fabrique, la Société d’histoire de Sillery s’inquiète pour l’avenir de l’église Saint-Charles-Garnier. «Il s’agit d’un élément emblématique du secteur réalisé par l’architecte Charles-A. Jean en 1945. Sa fermeture au culte et sa désacralisation annoncée sont un prélude à sa mise en vente et sa destruction», craint Emma Babineau, responsable des dossiers patrimoniaux pour l’organisme. À son avis, comme beaucoup d’autres églises, ce bien patrimonial doit être sauvegardé et mis en valeur.

L’église Saint-Charles-Garnier est située à l’angle du boulevard Laurier et de l’avenue du Chanoine-Morel, dans le quartier Sillery. Photo Métro Média – François Cattapan

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