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08:16 5 mai 2022 | mise à jour le: 5 mai 2022 à 09:27 Temps de lecture: 2 minutes

L’intégrité structurale des ponts à Québec s’invite dans un conflit de travail

L’intégrité structurale des ponts à Québec s’invite dans un conflit de travail
Photo: Métro Média – Archives

NÉGOCIATIONS. L’état de plusieurs infrastructures routières dans la province serait préoccupant, voire compromis. Ce rappel émis par l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) vaudrait particulièrement pour les ponts de Québec et Pierre-Laporte. Or, cette sortie intervient dans le cadre d’un conflit de travail avec le gouvernement provincial.

En effet, les quelque 1800 ingénieurs de l’État québécois ont entrepris une grève depuis le 22 avril. Les affirmations du syndicat s’appuient sur des affidavits présentés par le ministère des Transports du Québec (MTQ) devant le Tribunal administratif. Ceux-ci servent d’argumentaire dans le cadre d’une poursuite visant à forcer les ingénieurs à assurer davantage de services essentiels durant leur grève générale illimitée.

«Au Québec, on gère nos infrastructures à la petite semaine depuis trop longtemps et ça va nous sauter au visage bientôt. Les déclarations sous serment des plus hauts directeurs du MTQ en fournissent la preuve. Pendant ce temps, le gouvernement est indifférent d’avoir les ingénieurs les moins bien payés et on les laisse en grève sans trop s’en soucier», dénonce Marc-André Martin, président de l’APIGQ.

Maintenir les travaux prévus

Dans les documents en question, des directeurs du MTQ déclarent que «plusieurs infrastructures routières sont dans un état qui peut nuire à la sécurité de la population s’il ne peut maintenir les travaux prévus». Ces soucis incluent la réfection des deux ponts de Québec. Le syndicat des ingénieurs omet toutefois de mentionner que des interventions sont en cours ou planifiées par le MTQ. Et, surtout, que celles-ci se trouvent justement retardées par le conflit de travail.

Le président de l’APIGQ se défend de vouloir faire pression sur l’État en faisant cette sortie publique en pleines négociations. M. Martin estime important de prévenir le public des aspects de sécurité touchant les infrastructures routières. Il souhaite avant tout assurer la meilleure expertise possible en génie et cela nécessite des salaires compétitifs. La stratégie syndicale a été vertement critiquée par plusieurs ministres à l’Assemblée nationale. Ils tiennent à rassurer les usagers de la route quant à qualité et au suivi de l’état des infrastructures.

Métro Médias

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