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06:30 17 avril 2022 | mise à jour le: 17 avril 2022 à 07:39 Temps de lecture: 3 minutes

Refuge animalier sous pression, ALSA présente une solution

Refuge animalier sous pression, ALSA présente une solution
Photo: GracieusetéLes lapins adoptés à Pâques sont les animaux les plus abandonnés quelques mois plus tard.

SOCIÉTÉ. Après près de 15 ans de services en ligne, l’OBNL Adoption Lapins Sans Abri (ALSA) annonce l’ouverture de sa première boutique le 30 avril.

Situé au 1691 boulevard Père-Lelièvre, ce point de service avec pignon sur rue permettra à l’organisme d’élargir ses services. En plus d’éduquer et de sensibiliser le public aux implications d’avoir un lapin domestique, ALSA rendra accessible tout ce qui est nécessaire à leur entretien et à leur bien-être.

La mission d’ALSA se développe en deux temps. D’abord, il s’agit d’informer. Ensuite, seulement, «il s’agit de trouver le bon lapin pour la bonne famille», déclare Nancy Lachance, fondatrice de l’organisme, qui précise qu’avec le rigoureux système mis en place, ils ne se trompent pas souvent.

Travail collaboratif

En priorité, le refuge accueille les lapins qui sont le plus en danger. Ils travaillent donc en collaboration avec la Société protectrice des animaux du Québec pour éviter au plus d’animaux possible le destin des bêtes abandonnées. «On œuvre pour soulager le système, mais surtout pour le bien-être des animaux. Donc, on récupère aussi des lapins errants.» Un phénomène que Mme Lachance déclare en croissance depuis trois ans. Et ce à un point tel que de véritables colonies de lapins se forment par suite des abandons massifs. Et, si on se fie à la réputation de ces petites bêtes, on peut s’attendre à voir le problème croître de façon exponentielle. Surtout que, «dans 90% des cas, les lapins abandonnés ne sont pas stérilisés.»

«Avoir un lapin comporte certains défis. C’est un animal complexe qui n’est pas fait pour tout le monde et les raisons qui poussent les gens à revenir sur leur décision sont diverses», confie-t-elle. «C’est peut-être une question d’allergie, de manque de temps ou une perte d’intérêt de la part des enfants, mais c’est surtout une fois la maturité sexuelle atteinte qu’ils sont abandonnés. Ça devient des animaux plus agressif, plus territorial et destructeur, sans mentionner l’odeur.»

«Il coûte entre 300$ et 400$ pour stériliser un lapin. Et, même si les gens étaient prêts à payer, depuis la pandémie, il est difficile d’accéder à ce service. Les vétérinaires n’acceptent plus d’ouvrir de nouveaux dossiers», déplore-t-elle avant de préciser que, grâce à une entente avec un vétérinaire, tous leurs lapins disponibles à l’adoption sont stérilisés.

Ainsi, puisque les lapins vivent entre 10 et 12 ans, il vaut mieux être bien informé avant de se décider à adopter. «Heureusement, ALSA peut compter sur des familles d’accueil ainsi que des bénévoles bien intentionnés qui s’assurent que le rigoureux processus pour se qualifier à l’adoption est respecté et que le plus de lapins possible trouvent leur famille.»

Pour plus d’information sur la nature et les besoins des lapins, pour devenir famille d’accueil ou encore pour entamer le processus d’adoption, consultez le https://refugealsa.com/ et découvrez le lapin adapté à votre situation et vos désirs sur la page Facebook de l’organisme Adoption Lapins Sans Abri.

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