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14:11 26 janvier 2022 | mise à jour le: 26 janvier 2022 à 15:44 Temps de lecture: 5 minutes

Marchand s’engage en faveur de la foresterie urbaine dans l’implantation du tramway

Marchand s’engage en faveur de la foresterie urbaine dans l’implantation du tramway
Photo: Capture-écran - ArchivesLe maire de Québec, Bruno Marchand, n'entend pas faire de compromis sur le tramway.

TRANSPORT. Inévitablement, le chantier d’implantation du tramway obligera la coupe d’arbres en bordure du tracé. Fidèle à sa promesse électorale, l’administration municipale s’engage à déployer tous les efforts pour conserver et protéger la canopée sur son territoire. Lorsque des coupes seront inévitables, la Ville entend compenser par une plantation plus abondante.

Conscient de la sensibilité du sujet, le maire de Québec assure que la protection de la foresterie urbaine résulte d’une démarche réfléchie. La stratégie de végétalisation et de plantation se base sur un inventaire terrain précis (arbre par arbre). Elle s’articule autour de trois engagements formels pour préserver et accroître le couvert végétal.

«D’abord, note Bruno Marchand, on mise sur la protection des arbres existants le long du tracé. Afin de minimiser les abattages, une analyse individuelle de chaque arbre visé a été effectuée. De plus, des exigences strictes concernant les mesures de protection à prendre lors des travaux seront intégrées aux devis de construction. Ces exigences développées par des experts devront être respectées par le partenaire privé retenu.»

Des exigences strictes de protection des arbres existants seront imposées au soumissionnaire retenu pour réaliser le chantier du tramway. Photo gracieuseté – Ville de Québec

Ensuite, la Ville compte bonifier la canopée dans son ensemble. Ainsi, lorsqu’il sera impossible de préserver un arbre existant, le ratio de remplacement s’établit à 20 nouvelles plantations pour chaque coupe. Elle s’engage également à éviter les abattages dans les boisés traversés par le tramway, sinon à compenser par la plantation d’une superficie équivalente à celle retirée.

Finalement, la municipalité prendra en charge tous les travaux de foresterie requis avant et après la construction du tramway. Cela inclut l’entretien des arbres, la transplantation, l’élagage et l’abattage. «Aussi, les citoyens visés par un retrait ou une plantation d’arbres sur leur terrain seront rencontrés, pour expliquer les raisons du retrait d’un arbre et participer dans le choix du remplacement», précise Maude Mercier Larouche, membre du comité exécutif responsable des relations avec les citoyens dans le dossier du tramway.

Portrait des arbres touchés

Actuellement, l’analyse faite par les spécialistes recense 7133 arbres en bordure du futur tracé du tramway. De ce nombre, 1584 risquent potentiellement de devoir être abattus. En excluant 417 arbustes pouvant être déplacés et 324 frênes menacés de périr par infestation de l’agrile, il reste 843 arbres matures pouvant être perdus.

Dans son intention d’appliquer un ratio de remplacement de 20 pour un, la Ville projette l’ajout de près de 30 000 arbres. «Ceux-ci seront plantés à proximité du tracé ou dans le quartier concerné, car il est impossible techniquement de tous les replacer dans l’alignement du tracé», prévient le maire de Québec.

Interventions incontournables

Comme pour le choix du tracé et des secteurs desservis dans une phase initiale, certaines interventions s’avèrent immuables. «Pour développer la ville et bénéficier des avantages environnementaux d’un mode de transport collectif comme le tramway, on n’a pas le choix de se donner un peu d’espace dans le paysage. Cela sera fait en minimisant les impacts négatifs», insiste M. Marchand. Parmi les actions inévitables, mentionnons que:

  • Le boisé Chaudière devra en partie être rasé pour être décontaminé avant d’accueillir le centre d’entretien du tramway. Les milieux humides seront préservés et une opération de replantation suivra.
  • Le passage du tracé sur l’emprise d’Hydro-Québec derrière le boulevard Pie-XII sera maintenu. L’aménagement d’un mur antibruit est prévu.
  • Le passage du tracé entre l’édifice Andrée-P.-Boucher et l’école secondaire De Rochebelle demeure aussi. Des mesures de sécurité seront mises en place et développées en partenariat avec le Centre de services scolaires des Découvreurs.
  • L’installation d’une station sur le campus de l’Université Laval est nécessaire. Il faudra donc traverser une portion du boisé Lacerte. L’orchestration se fera en collaboration avec l’administration universitaire et du reboisement compensatoire sera réalisé.
  • Une portion de 35% du tracé sera végétalisée, notamment dans les secteurs Chaudière, Pie-XII, Rochebelle et Université Laval.

Engager les citoyens

Au fil des consultations et rencontres qui se multiplieront dans les prochains mois, Mme Mercier Larouche veut impliquer tous les citoyens dans la réalisation du projet de tramway. Pour y arriver, elle s’engage à préconiser la transparence dans les communications et l’inclusion de la population dans chaque étape de la planification et du déploiement du vaste chantier, qui s’échelonnera de 2023 à 2028.

Pour toute l’information sur le projet, il suffit de consulter le site: tramwaydequebec.info.

Échéancier des consultations citoyennes prévues. Tableau gracieuseté – Ville de Québec

Métro Média

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