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16:19 14 janvier 2022 | mise à jour le: 24 janvier 2022 à 18:50 Temps de lecture: 4 minutes

Le candidat-vaccin Medicago toujours en processus d’approbation

Le candidat-vaccin Medicago toujours en processus d’approbation
Photo: gracieuseté - MedicagoLe candidat-vaccin sur plantes de Medicago semble susciter beaucoup d’attente et d’intérêt particulièrement chez les gens non vaccinés.

SANTÉ. À constater l’abondance de questions et de réactions sur les réseaux sociaux, il semble bien que le candidat-vaccin Medicago contre la Covid-19 soit largement attendu. En cours d’analyse pour approbation depuis décembre dernier, l’option élaborée sur une base végétale suscite l’intérêt pour sa conception «naturelle» et sa provenance québécoise.

Uniquement dans le site Internet quebechebdo.com, on compte plus d’une cinquantaine de commentaires. Il s’agit d’une quantité rarement cumulée sur un seul article. Les gens désespèrent de pouvoir profiter du vaccin sur plantes, au lieu des produits déjà homologués par Santé Canada que sont Moderna, Pfizer, Astra Zeneca et Johnson & Johnson.

Qui plus est, la quasi-totalité des gens qui manifestent leur impatience sinon leur préférence se disent non vaccinés. Affirmant être prêts à relever leur manche, ce sera pour Medicago ou rien. Considérant que 90% de la population du Québec est déjà pleinement vaccinée (deux doses) et sur le point de recevoir une dose de rappel, on peut présumer que le candidat-vaccin Medicago pourrait contribuer à combler une bonne part du 10% de couverture vaccinale manquante.

Rappelons que l’acteur Guillaume Lemay-Thivierge, dont le statut vaccinal a fait coulé beaucoup d’encre depuis le mois de septembre, est du nombre. Il a révélé dans le cadre d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux qu’il préfère attendre l’homologation du vaccin Medicago avant de se faire inoculer.

Attente et espoir

Afin d’informer les gens intéressés par le sujet, Québec Hebdo a fait le suivi auprès de l’entreprise biopharmaceutique basée à Québec. Voici les réponses intégrales obtenues aux questions qui lui ont été soumises.

  • Québec Hebdo: Est-ce que Medicago a reçu des détails sur la démarche d’approbation par Santé Canada et les délais potentiels?

Medicago: «Nous attendons l’approbation finale de notre candidat-vaccin et nous n’avons pas d’indications particulières sur les délais potentiels. Medicago espère que le vaccin sera approuvé le plus rapidement possible.»

  • QH: Une fois approuvé, comment le vaccin Medicago sera-t-il distribué ou offert aux gens qui voudront s’en prévaloir?

M: «Il est difficile pour nous de nous prononcer puisqu’il est de la prérogative du gouvernement fédéral de décider comment il dispose des doses de vaccin.»

  • QH: Ce futur vaccin pourra-t-il être jumelé à un autre type de vaccin existant pour une 2e ou une 3e dose de rappel?

M: «Medicago mène actuellement une étude afin d’évaluer les impacts de son candidat-vaccin sur les personnes vaccinées avec des vaccins à ARN messager.» (NDLR)- Notons que la plupart des participants aux tests cliniques chez Medicago ont dû se faire vacciner avec d’autres vaccins homologués afin d’obtenir leur passeport vaccinal et n’ont eu aucun effet secondaire.

  • QH: La grande majorité des commentaires sur notre article proviennent de gens non vaccinés qui disent attendre le vaccin de Medicago. Le fait que cette option pourrait contribuer à maximiser la couverture vaccinale contre la Covid-19 pourrait-il accélérer et favoriser son approbation?

M: «Nous ne souhaitons pas spéculer sur la campagne de vaccination en cours, mais Medicago sera disposée à faire sa part lorsqu’une approbation par Santé Canada aura été obtenue.» (NDLR)- Il semble effectivement que l’option du vaccin sur plantes soit attendue par une grande partie de non-vaccinés, puisque les commentaires en ce sens abondent tant sur Internet que sur les réseaux sociaux.

  • QH: En quoi consiste (en résumé) la conception d’un vaccin sur plantes?

M: «Difficile de mieux le résumer que ce qu’on trouve sur le site Internet de Medicago juste ici. La vidéo l’explique bien également après les 40 premières secondes d’introduction.»

Pour en savoir plus sur le processus d’homologation des vaccins contre la Covid, lisez cet article complémentaire.

L’équipe de la biopharmaceutique basée à Québec a complété son travail en vue d’obtenir l’approbation de Santé Canada. Photo gracieuseté – Medicago

Métro Média

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Commentaires 17

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  • Vincent

    Ça aidera aussi tous ceux qui ont participé à l’étude d’avoir une preuve vaccinale.

  • Marie-eve Dostie

    J’attends ce vaccin avec impatience, car je ne veux rien savoir de ceux avec ARN messager. J’espère que Santé Canada va se dépêcher avant que les non-vaccinés n’aient même plus le droit de sortir de chez eux!

    • serge gendron

      Nous sommes catalogués pire que les terroristes. Ils se font encore soigner gratuitement eux! Go, go Medicago!

  • Martha

    Effectivement, j’attends soit Medicago (qui jamais a été offert au Québec) ou une autre option à vecteur viral que Astra Zeneca (car ce dernier donne trop de risques de caillots sanguins).

  • Guy Simard

    Pourquoi le fédéral prend autant de temps pour l’approbation, pourtant il l’a fait plus rapidement avec les vaccins étrangers. Dès que ça vient du Québec, on tarde à se décider. Je suis certain que si ce vaccin était conçu dans une autre province que le Québec, on l’aurait déjà homologuer.

  • Guy Simard

    Merci à Medicago. Je fais parti de l’étude. Je suis vacciné deux doses depuis mars 2021, aucun effets secondaires. Je crois que c’est le vaccin le plus sûr présentement et je suis fier qu’il soit fabriqué au Québec.

    • Zara

      J’attends votre vaccin avec impatience et je pense que je vais me faire vacciner au premier.

  • Gisele Simard

    Je suis une non vaccinée qui a des problèmes de santé non reconnus par le gouvernement et un mari cardiaque qui à la prochaine crise risque de mourrir. Nous voulons tous les deux votre vaccin à base de plantes. Nous demeurons à Trois-Rivières et espérons que le vaccins sera annoncé et distribué dans notre région. Nous l’attendons avec impatience. Nous ne sommes pas antivaccins.

  • aline

    Moi, ça fait depuis mars dernier que je me suis inscrite pour le vaccin Medicago. Une dame m’a appellée en mai pour m’annoncer qu’ils ne prenaient plus de participants, parce qu’au Canada ils avaient trop de monde déjà vaccinés et qu’ils continuaient ailleurs. Moi, je ne suis pas encore vaccinée. Je suis patiente, mon instinct me dit de le prendre celui-là. Moi aussi, je me dit c’est lui que je veux ou rien pantoute. J’ai eu la Covid après Noël, je vais bien et je ne veux pas avoir un vaccin tout de suite. Alors, je suis prête à attendre encore. J’espère que le gouvernement du Canada va tenir ses promesses et encourager nos produits. Je reste à Québec et j’ai hâte d’avoir des nouvelles.

  • Marc Anglade

    Nous attendons avec impatience Medicago et espérons l’approbation pour ce mois de janvier.

  • André Mainguy

    Qu’est ce qui explique qu’à Santé Canada on ne parle pas que Médicago a fait une demande d’approbation de votre vaccin unique en son genre, fabriqué à partir de plantes cultivées en serres?

  • Sylvie Labonté

    J’attends patiemment le vaccin Medicago! La technologie me convient davantage que les vaccins actuels.

  • Patsy Gagnon

    Pour moi c’est Médicago ou rien!!!

  • serge gendron

    J’attends votre vaccin avec impatience, comme des milliers d’autres. Merci!

  • Sylvie Hanley

    Est-ce qu’une fois homologué par Santé Canada, cela implique qu’il sera reconnu pour avoir un passeport vaccinal valide ici et ailleurs dans le monde?

  • Benoît Bleau

    Est-ce que quelqu’un de chez Québec hebdo a fait parvenir les commentaires aux députés fédéraux pour qu’ils fassent pression et aux députés provinciaux pour démontrer que les non vaccinés ne sont pas nécessairement des antivax?

    • François Cattapan

      Simple mention que les médias sont des organismes d’information indépendants. Bien que les députés nous lisent et peuvent réagir à nos articles ou aux commentaires qu’ils suscitent, ce n’est pas notre rôle de leur transmettre de l’information. Certes, il incombe aux journalistes de faire le suivi des dossiers d’intérêts auprès des décideurs concernés. Toutefois, les citoyens qui souhaitent mettre de la pression pour faire avancer une cause doivent eux-mêmes communiquer avec leurs élus locaux. Et soyez assuré que cette démarche démocratique fonctionne. Nous en avons régulièrement des échos.
      -La rédaction