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Les centres de femmes dénoncent l’austérité

Par Gabrielle Morissette

Publié le 14 mai 2018

Les représentantes des centres de femmes de la Capitale nationale ont occupé les trottoirs de la basse-ville tout l’après-midi du 25 avril

©Photo Métro Média - Gabrielle Morissette

Les centres de femmes de la Capitale nationale se mobilisaient, le 25 avril dernier, pour sensibiliser la population et dénoncer les impacts négatifs de l’austérité sur les conditions de vie des femmes. Postées au coin du boulevard Charest et de la rue de la Couronne, une trentaine de représentantes de centres de femmes de la région abordaient les passants et distribuaient des dépliants expliquant leur cause. 

Ariane Gauthier Tremblay, porte-parole et représentante de la Capitale nationale à L’R des centres de femmes du Québec, souligne l’importance d’une telle action pour engager des changements concrets et ainsi, contribuer à l’amélioration de la condition féminine. « Partager la richesse, assurer un revenu décent pour tous et toutes, renforcer les programmes sociaux… On veut prendre soin du lien social et permettre aux gens de participer aux décisions qui les concernent » précise Madame Gauthier Tremblay.

Les représentantes des centres de femmes de la Capitale nationale ont occupé, le temps d’un après-midi, les trottoirs de la basse-ville de Québec, dans le cadre de la semaine nationale d’actions des centres de femmes. Sous le thème Je me souviens, votons pour la justice sociale ! le groupe, muni de capes turquoises, a partagé ses préoccupations avec la population sur place. « Les gens étaient intéressés, certains posaient des questions pour en savoir plus. Ça a vraiment bien été reçu ! », commente Ariane Gauthier Tremblay, qui a accompagné ses collègues dans l’activité. Celles-ci se rejoignaient par la suite pour un 5 à 7, où les femmes étaient invitées à partager leur vision de la justice sociale.

Les représentantes des centres de femmes de la Capitale nationale avaient plusieurs sujets à aborder lors de leur mobilisation. « Avec ses mesures d’austérité, le gouvernement a beaucoup affecté les conditions de vie des femmes. Ça les a appauvries, ça diminue leur accès aux services de santé, d’éducation… Ça coupe aussi des endroits où les femmes pouvaient se prononcer sur le développement de la région », explique porte-parole. Elle croit qu’informer et sensibiliser la population est un bon moyen de faire évoluer la cause, mais aussi de renseigner les gens sur les ressources disponibles.

Pour Madame Gauthier Tremblay, il est important pour les centres de femmes de prendre des initiatives et de demeurer proactives. « Oui, on dénonce l’austérité, mais on propose aussi. On porte un projet de société, des solutions, des revendications », mentionne-t-elle. Elle rapporte également que leur 5 à 7 sur la justice sociale a engendré des discussions intéressantes et porteuses d’espoir.

L’R des centres de femmes du Québec rassemble 87 centres partout en province. D’autres actions politiques ont pu être observées au courant de la semaine au Saguenay-Lac-St-Jean, à Montréal et dans les Laurentides, entre autres.