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Simulation de sauvetage sur le fleuve : que se passe-t-il si un accident survient?

Par Émilie Pelletier

Publié le 10 novembre 2018

Des 36 membres du service incendie de Boischatel/Ange-Gardien, 20 possèdent leur formation en intervention nautique.

©(Photo gracieuseté)

SÉCURITÉ. Une simulation de sauvetage sur le fleuve organisée par la Garde Côtière canadienne a eu lieu le 25 octobre dernier, afin d’examiner la collaboration avec l’instance qui serait appelée en renfort en cas d’urgence, soit le Service des incendies de Boischatel/Ange-Gardien. Pourquoi ce service plutôt qu’un autre sur la Côte-de-Beaupré?

D’abord, le Saint-Laurent étant de juridiction fédérale, c’est la Garde Côtière qui est appelée à intervenir en tant que premier répondant. Ensuite, si un pépin se produit à l’est de la ville de Québec, c’est le service incendie de Boischatel/Ange-Gardien qui est demandé en assistance.

D’ailleurs, le directeur de ce service, Normand Huot, explique qu’il est à la tête du seul groupe de pompiers de la Côte à avoir bénéficié d’une formation de sauvetage en eau vive et sur glace. Et la raison est fort simple. Depuis quelques années,  des modifications au schéma de couverture de risque ont été apportées au sein de la MRC. Cette nouvelle configuration ordonne donc aux pompiers, selon les spécifications qu’ils possèdent, de venir en aide aux municipalités voisines en cas de besoin.

«C’est mieux pour la logistique et ça permet de ne pas dédoubler les compétences inutilement», explique M. Huot. En effet, si son équipe et celle de Beaupré se séparent le territoire de la MRC en matière de désincarcération et de sauvetage avec une grande échelle, Sainte-Anne-de-Beaupré peut quant à elle opérer dans les espaces clos.

Une mise en scène révélatrice

Celui qui est directeur du service incendie de Boischatel/Ange-Gardien a qualifié cette expérience d’enrichissante pour tous les participants, alors qu’ils ont pu mettre leurs connaissances à exécution. L’an dernier, ils ont eu à prendre part à deux accidents sur le fleuve et à maintes reprises sur la rivière Montmorency, puis au parc de la chute Montmorency.  

En même temps, la simulation a permis de dévoiler certaines problématiques susceptibles de survenir lors d’un réel incident. «Grâce à l’exercice, on a pu mieux comprendre le fonctionnement des communications de la Garde Côtière, donc on pourra réagir plus rapidement. Par contre, il nous a aussi démontré qu’on a toujours de la difficulté à localiser les victimes, puisque les informations entrent au compte-gouttes et sont parfois même erronées», ajoute M. Huot, qui désire se pencher davantage sur l’amélioration des moyens de communication.

Il indique, en outre, que les pompiers volontaires ont reçu cette année le premier volet d’une recertification. Le second devrait se donner l’an prochain, pour s’assurer de renouveler les techniques et méthodes d’intervention. On prévoit également refaire l’expérience en collaboration avec l'instance fédérale.

Un scénario réaliste

Un accident se produisait sur le fleuve et cinq personnes manquaient à l’appel. Les pompiers effectuaient des recherches sur les battures, tandis que la Garde Côtière patrouillait dans le secteur en bateau et à l’aide d’un hélicoptère destiné à localiser les victimes. Les vents et le courant de l’eau les ont d’ailleurs entraînés jusqu’à l’île d’Orléans, à la hauteur de Château-Richer. L'opération s’est étendue sur cinq heures.