Sections

Des résidents n’en veulent pas

Piste cyclable quartier Neufchâtel-Est/Lebourgneuf


Publié le 6 octobre 2018

Annie Chabot a déploré le manque de communication et la précipitation de la Ville dans ce dossier à la présidente d’assemblée Dominique Tanguay.

©(Photo Métro Média – Alain Couillard)

SOCIÉTÉ. Lors de la séance régulière du conseil d’arrondissement des Rivières, le mardi 25 septembre, une cinquantaine de résidents des rues Courtois et Coursol et des avenues Andrée Malapart et Chauveau ont manifesté leur désaccord au projet d’aménagement d’un sentier pédestre à l’arrière de leur propriété. La Ville a déjà lancé un appel d’offres dans ce dossier qui a pris fin le 27 septembre.

Pour la porte-parole des résidents, Annie Chabot, le comité a d’abord affiché son désaccord au projet de la Ville en participant à la réunion du conseil de quartier des Rivières-Lebourgneuf, le 19 septembre. En août, tous ceux visés ont reçu une lettre recommandée leur demandant de dégager les espaces occupés en arrière de leur propriété, sur le terrain appartenant à la Ville de Québec, au plus tard le premier septembre. «À nos yeux, ceci s’apparentait à une mise en demeure», a commenté Mme Chabot.

Nous souhaitons vivement conserver l’accès à ces espaces pour maintenir notre qualité de vie et maximiser la protection de nos enfants.

Annie Chabot

La présidente souligne que Cynthia Malot, conseillère en évaluation, exigeait que les arbustes, les plates-bandes, les clôtures et les autres éléments, installés par les propriétaires, soient dégagés des lieux. «Le 10 septembre, nous avons reçu une lettre de Charles Marceau, directeur du service de développement économique et des grands projets, datée du 21 août. On nous présentait des excuses pour le ton utilisé dans la première lettre en nous indiquant que la date butoir était reportée au 30 novembre.»

Annie Chabot a expliqué aux conseillères Alicia Despins et Dominique Tanguay que les résidents du quadrilatère avaient obtenu, il y a près de 40 ans, l’autorisation d’occuper les terrains adjacents à leur propriété. «Ce projet nous fait craindre pour la sécurité de nos enfants et de nos biens, notre intimité et un retour à une situation semblable à celle qui prévalait à la fin des années 1980.»

Réactions de la Ville

La conseillère Dominique Tanguay a déploré le ton de la première lettre, mais elle a insisté sur le fait que la Ville aménageait des sentiers pédestres dans plusieurs autres secteurs. «On fait des boucles sur le territoire, car les gens veulent circuler. Il n’y a que votre secteur qui n’est pas libéré.»

L’autre point majeur, rappelle Mme Tanguay, c’est que trois conduites d'eau potable sont enfouies sur le terrain appartenant à la Ville. L'une de 30 pouces (76 cm), une seconde de 40 pouces (101 cm) et une troisième de 42 pouces (107 cm) de diamètre. «Elles alimentent 50% de la population.»

La conseillère a précisé qu’advenant un bris d’aqueduc sur cette parcelle de terrain, la machinerie aurait de la difficulté à s’y rendre rapidement pour colmater la fuite en raison des divers obstacles qui ont été installés au fil des années. Le directeur de l’arrondissement, Patrick Bastien, a ajouté que plus le temps d’intervention était long, plus les dégâts aux résidences seraient importants.

Techniquement, a déclaré Patrick Bastien, la fermeture de l’appel d’offres ne permettrait pas de revenir en arrière. «Oui, on peut dialoguer, mais si l’appel d’offres est clos il n’est pas possible de couper un contrat en deux parties.» L'autre élément justifiant cette urgence est celui que la Ville est limitée dans le temps pour la réalisation des travaux afin de récupérer une subvention représentant 75% du coût engendré.