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Plan d'urgence de l'île d'Orléans : prêts à toute éventualité

Par Émilie Pelletier

Publié le 5 octobre 2018

Une planche de métal a été appliquée temporairement, avant que le trou près du joint de dilatation du pont ne soit réparé définitivement. La réparation de ce joint était prévue l’an prochain.

©Photo Métro Média - Archives

TRANSPORTS.  À la suite de la fermeture du pont de l’île d’Orléans lundi, le 1er octobre dernier, la MRC a voulu mettre la population au courant de l’existence de son plan d’intervention à appliquer en cas d’urgence, si les insulaires se retrouvent isolés du reste du monde. Notamment, si le pont s’avère inutilisable, la Société des traversiers de Québec est en charge d’assurer le lien entre les rives. 

C’est qu’un trou formé dans la chaussée a empêché la circulation des automobilistes dans les deux directions, en raison du détachement d’un morceau de béton comparable à la grosseur de la base d’un cône orange.

Toutefois, même si le pont de la route 138 n’a été fermé à la circulation que pendant 90 minutes, Chantale Cormier, directrice générale de la MRC, soutient que des mesures étaient déjà entreprises, au cas où la situation ne se serait pas résorbée aussi rapidement.

«Ça ne faisait même pas deux heures que le pont était fermé et on avait déjà une conférence téléphonique avec les différentes instances comme Transports Québec, la Sécurité publique, la Ville de Québec et la Sûreté du Québec. Tout le monde était aux aguets», ajoute celle qui coordonne également le plan régional de mesures de sécurité civile.

Le code jaune, soit le premier niveau d'urgence s’applique si l’entrée et la sortie uniques du pont sont hors service pendant plus de quatre heures, ce qui n’a pas été le cas lundi.  

Le plan, décortiqué

Après la crise du verglas de 1998, le gouvernement avait procédé à l’identification des territoires les plus vulnérables. «Le but ultime était de faire prendre connaissance aux élus qu’il faut qu’il y ait déjà une bonne base qui soit réfléchie à l’avance, quand on a l’esprit libre d’avoir à gérer une situation», se souvient Mme Cormier.

N’ayant que le pont pour faire le lien entre l’île et la ville, l’île d’Orléans a été considérée comme un endroit vulnérable. Pour y remédier, un plan d’urgence a été discuté en 2015, où l’on a convenu que c’est la voie maritime qui serait priorisée en situation de crise, par le biais de la Société des traversiers du Québec.

Le quai de Saint-Laurent permettrait ainsi de desservir les départs et les arrivées de ces navires qui pourraient accommoder 580 personnes à la fois, le tout en 1h15. Si l’isolement de l’île crée un danger pour les gens ou constitue une entrave à leur sécurité, de telles mesures sont entreprises, en acheminant en priorité ceux qui occupent un poste dans un service essentiel, comme les ambulanciers et les médecins.

Chantale Cormier estime qu’il n’y a «rien de catastrophique» et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, parce que le plan d’action couvre un bon lot de potentielles situations de crise. Elle confirme par ailleurs que le projet de la construction en 2024 d’un nouveau pont pour desservir l’île d’Orléans est toujours sur la table, même avec le récent changement de gouvernement.