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19:35 23 mars 2017 | mise à jour le: 23 mars 2017 à 19:35 Temps de lecture: 3 minutes

Le gouvernement fédéral est difficile à rejoindre selon Labeaume

MUNICIPAL. Il persiste un vide dans la gouvernance du gouvernement fédéral pour ce qui a trait à la province de Québec et à ses villes,. C’est du moins ce qu’avance Régis Labeaume à la lumière du nouveau budget fédéral.

Le maire de Québec Régis Labeaume

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

«Je pense que c’est le temps de le dire. Ça fait un an que le gouvernement est élu. C’est compliqué maintenant de faire affaire avec le fédéral», a lancé jeudi le maire Labeaume, appelé à réagir sur le budget fédéral. Selon lui, il est difficile de savoir à qui s’adresser pour faire avancer un dossier, autant pour la province que pour la Ville de Québec.

«À l’époque, quand j’avais un problème à régler, j’appelais le ministre [Denis] Lebel et je le réglais. Tandis que là, je ne sais pas qui appeler», explique M. Labeaume. Bien que les relations soient constantes avec le fédéral, aucun interlocuteur n’est désigné spécifiquement pour la région. «C’est diffus et c’est compliqué. Avec qui dois-je plaider un dossier comme le Port de Québec? Avec le ministre des Transports quand il passe, mais ça devrait être un dossier pour le ministre responsable du Québec.»

«En politique, il faut que tu saches qui est le responsable. Avant, j’appelais Denis Lebel. Je n’avais pas tout ce que je voulais, mais je savais au moins à qui parler. Là, ce n’est pas clair. Ça devient fatiguant et c’est dur de travailler dans ses conditions-là. C’est la première fois en 10 ans que ça m’arrive.»

Selon le maire de Québec, cette absence d’une direction claire crée des vides comme celui qu’on voit dans le dernier budget. «On ne sent pas dans le budget ce qui est bon pour le Québec», poursuit M. Labeaume. Le maire croit qu’un point de chute pour toutes les demandes concernant Québec et la province faciliterait les échanges entre le fédéral et la province.

Pas de financement pour l’INO

Le financement attendu pour l’Institut national d’Optique est un bon exemple selon M. Labeaume d’un cas où un ministre fédéral responsable du Québec pourrait s’occuper du dossier. Pour l’instant, aucun financement clair n’a été accordé à l’INO qui attend toujours une aide de 25M$ pour son projet d’expansion au Canada.

L’Institut nordique du Québec installé à l’Université Laval attend lui aussi un engagement de financement du gouvernement fédéral.

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