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5:00 27 novembre 2018

Enrayer la faim, un pâté à la fois

IMPLICATION. Si le temps des Fêtes est synonyme de réjouissances pour la majorité des gens, il constitue une période plutôt difficile pour certains qui vivent au seuil de la pauvreté. C’est donc pour pallier les besoins alimentaires dans la région que la Boucherie Le Boucan de Charlesbourg a inventé un pâté à la viande dont les profits de la vente seront entièrement remis à Moisson Québec dans le cadre de la Guignolée des médias.

(Photo Métro Média – Perrine Gruson)

Depuis le mois de mai, les trois associés travaillent sur un projet de développement d’un pâté à la viande unique à présenter à l’organisme d’aide alimentaire. En tant que pères de famille, ils affirment s’être sentis fortement interpelés par la mission que poursuit Moisson Québec, eux qui doivent régulièrement faire des sacrifices familiaux pour consacrer toute leur énergie à leur entreprise.

«On est touchés d’apprendre que 26% de ceux qui utilisent les comptoirs  ont un revenu d’emploi et qu’ils doivent piler sur leur orgueil pour aller chercher un sac de denrées pour compléter leur épicerie. C’est donc pour saluer leur courage qu’on a décidé de se lever et de parler en leur nom», signale Guillaume Couture, l’un des copropriétaires de la boucherie.

Aussi, étant situés dans Orsainville au coin des rues Henri-Bourassa et Pâquerettes, ils s’étonnent de constater qu’une partie de leur clientèle calcule son budget pour parvenir à se nourrir. «De nos jours, la viande coûte cher et on remarque une certaine proximité des clients avec les produits plus abordables», déclare-t-il, conscient que l’écoute du Boucan quant aux besoins des gens est primordiale, dans un secteur propice à la pauvreté.   

Le seuil de pauvreté ayant atteint le niveau de l’emploi, 50% des comptoirs d’aide alimentaire manquent de denrées.

(Photo Métro Média – Émilie Pelletier)

Un pâté du temps des Fêtes

Désignés porte-paroles de la 18e édition de la Guignolée des médias, les associés ont finalement lancé «un pâté pour ton party», rendu disponible sur les tablettes depuis la mi-novembre.

«Quoi de plus plaisant de se retrouver avec des personnes qu’on aime autour d’une bonne bouffe dans le temps des Fêtes? Un pâté pour ton party dont vous vous souviendrez. Du pâté ou du party on n’est pas trop sûrs, mais c’est justement l’idée de représenter ça, tout en donnant un coup de main directement dans la communauté», précise Frédérick Légaré, lui aussi copropriétaire de l’entreprise.

Moisson Québec mise depuis deux ans sur la jeunesse de ses porte-paroles pour faire une différence dans le milieu par le dynamisme de leur implication.

(Photo Métro Média – Émilie Pelletier)

Avec une implication significative de la part de Maxi en vue de combattre la faim, ce sont 10 000 pâtés à la viande conçus sur mesure qui ont été mis en vente dans toutes les succursales du supermarché. Vendus au coût abordable de 12$, tous les profits seront remis directement à Moisson Québec.

De plus, le directeur général de la Boucherie Le Boucan, Philippe Goulet, ajoute miser sur le volet 2.0 pour rapporter de l’agent à Moisson Québec. En effet, des pâtés virtuels sont en vente pour les végétariens ou pour ceux qui ont des contraintes de déplacements, tandis que le Club des 50 permet aux entreprises de faire livrer dans ses locaux une cinquantaine de pâtés.

Emilie Pelletier


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