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5:21 22 novembre 2018

Les insulaires craignent le troisième lien

TRANSPORTS. Si des groupes de citoyens et des élus font pression pour que le projet du nouveau pont de l’île d’Orléans soit dissocié de celui d’un potentiel troisième lien à l’est, la Coalition avenir Québec (CAQ) ne s’est toujours pas avancée à savoir s’il s’agirait effectivement d’un seul ou encore de deux infrastructures distinctes.

Photo Métro Média – Archives

Une chose est sûre, c’est que lors de sa nomination en tant que ministre des Transports,  François Bonnardel a écarté tous les plans qui prévoyaient un troisième lien ailleurs qu’à l’est, afin de s’attarder davantage au corridor où est positionné le pont actuel.

Ainsi, il a nommé Frédéric Pellerin, qui travaille au ministère des Transports depuis 2000, comme directeur du Bureau de projet du troisième lien routier entre Québec et Lévis. Son mandat est désormais de se pencher sur les projets d’implantation de ce dernier et sur ceux de reconstruction du pont de l’île d’Orléans. «Je suis confiant qu’ils permettront de raccourcir les délais liés à l’implantation d’un troisième lien routier», avance le ministre.

D’ailleurs, le gouvernement du Québec, réitère son intention de livrer le nouveau pont de l’île d’Orléans sans retard et en conformité avec l’échéancier initial, soit en 2024. Le ministère examine actuellement les possibilités quant à son emplacement futur, en priorisant un raccordement à la route déjà en place.  

«Les changements annoncés aujourd’hui poursuivent cet objectif en renforçant l’expertise du Bureau de projet et en concentrant nos efforts dans un seul et unique corridor d’étude à l’est.»

-François Bonnardel, ministre des Transports.

Les élus en attente

En réunion à la suite de cette annonce de M. Bonnardel de traiter les deux dossiers conjointement, les élus de l’île d’Orléans se sont entendus sur un message commun. D’abord, ils ont fait part de leur soulagement, conscients des progrès dans le dossier du pont.

«C’est une grande préoccupation pour nous qui est tombée, parce qu’on attend notre pont qui est dans les cartes du ministère depuis huit ans», affirme Harold Noël, maire de Sainte-Pétronille et préfet de la MRC de l’île d’Orléans.

Comme tout le monde, il demeure toutefois dans le néant quant aux précisions du projet de troisième lien. Le ministre des Transports aurait tout de même promis aux insulaires de protéger le caractère patrimonial de l’île d’Orléans. «Nous, les maires, on ne veut surtout pas que l’entrée de l’île change ni que le trafic passe par-dessus nos terres», soutient M. Noël, confiant que ses demandes auprès de M. Bonnardel ont été entendues. «L’option d’un tunnel est donc celle qui toucherait le moins à nos valeurs», ajoute-t-il.

Au moment d’écrire ces lignes, le préfet de la MRC prévoyait une rencontre imminente avec la députée caquiste Émilie Foster, afin de revoir avec elle les priorités de son gouvernement.

Emilie Pelletier


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