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Il fait sa loi partout dans le monde


Publié le 4 août 2017

Au début de sa carrière, il était un arbitre autoritaire et arrogant. Dorénavant, il a réalisé l’importance de créer des relations et des ponts communicationnels avec les joueurs.

©Photo gracieuseté – Maxime Blouin

PORTRAIT.L’ancien commentateur des Chevaliers de Lévis, Maxime Blouin, n’est pas qu’un passionné de hockey. Arbitre au soccer depuis plus d’une décennie, le natif de Charlesbourg a eu la chance de visiter plusieurs endroits de la planète grâce au sport le plus pratiqué au monde. Récemment, l’homme de 24 ans s’est rendu en Suède pour prendre part à la Gothia Cup, un tournoi qui regroupe des milliers d’équipes provenant d’un peu partout sur le globe.

Au début de sa carrière, il était un arbitre autoritaire et arrogant. Dorénavant, il a réalisé l’importance de créer des relations et des ponts communicationnels avec les joueurs.
Photo gracieuseté – Maxime Blouin

«La compétition s’est très bien déroulée. J’arbitrais dans la catégorie U-17MasElite, une division qui comprend les académies de formations professionnelles. De plus, j’ai eu la chance d’être d’office pour la finale A des U-18 chez les hommes dans le stade Gamla Ullevi, un bâtiment professionnel. C’était toute une expérience.» Comme M. Blouin a acquis une certaine expérience en compétitions internationales, il a aussi agi, en quelque sorte, en tant que chef de la délégation canadienne pendant le tournoi. «Je m’assurais que l’horaire était équilibré et conforme aux habiletés de chacun. De plus, je donnais quelques conseils à mes collègues entre les matchs. Mon but était que tous les arbitres profitent de leur expérience en conservant un standard de qualité et de professionnalisme pendant l’événement.»

Au début de sa carrière, il était un arbitre autoritaire et arrogant. Dorénavant, il a réalisé l’importance de créer des relations et des ponts communicationnels avec les joueurs.
Photo gracieuseté – Maxime Blouin

Le Charlesbourgeois a eu la piqûre pour l’arbitrage dès son jeune âge. Dans la cour d’école, il aimait particulièrement jouer le rôle d’officiel. Voyant l’intérêt de son fils à l’égard de ce domaine, sa mère lui a dit que le Club Québec Centre allait le choisir comme arbitre et sa carrière commença ainsi à l’âge de 12 ans au soccer à sept. L’année suivante, il a évolué au soccer à 11. En 2010, il a été sélectionné sur la liste provinciale AAA et quatre ans plus tard, il a obtenu son grade régional. Dorénavant, il possède un grade provincial, un échelon seulement avant d’atteindre le niveau national.

Au début de sa carrière, il était un arbitre autoritaire et arrogant. Dorénavant, il a réalisé l’importance de créer des relations et des ponts communicationnels avec les joueurs.
Photo gracieuseté – Maxime Blouin

Sa première expérience internationale a été à Manchester en 2012 lors de la Keele Cup. En 2013, Maxime s’est rendu à Lisbonne, au Portugal pour prendre part à l’Iber Cup. Ce passage a été marquant pour lui, car il a fait la finale chez les U-15. Sa performance lui a permis de faire écarquiller les yeux d’un ancien arbitre suédois de la FIFA et de la responsable des officiels de Gothenburg, en Suède qui l’ont invité à la Gothia Cup, le plus gros tournoi juvénile au monde.

Milieu compétitif

Bien qu’il adore ce métier, M. Blouin admet que tout n’est pas parfait dans ce travail. «Ce n’est pas toujours évident de négocier avec l’incompréhension de quelques joueurs ainsi que les entraîneurs par rapport à notre rôle et les règlements. De plus, l’aspect compétition entre les arbitres peut amener certaines problématiques, ce qui rend le climat de la confrérie plus lourd parfois», a-t-il admis. Comme bien des arbitres, le citoyen de Québec aimerait bien vivre de sa passion. Toutefois, il est conscient que la réalité est tout autre, car seulement une poignée d’officiels de la Major League Soccer ont des contrats à temps plein. D’ailleurs, le Lévisien Daniel Belleau, qui est arbitre dans la MLS,  est l’un de ses modèles. «Il a un parcours incroyable.»