Paul Gariépy: le pionnier du soccer dans la région au temple de la renommée

Publié le 27 novembre 2014
Paul Gariépy a été intronisé par l'Association régionale de soccer de Québec (ARSQ) au temple de la renommée du soccer à titre de bâtisseur régional.
(Photo gracieuseté)

SOCCER. Paul Gariépy est un des pionniers du soccer sur la Côte-de-Beaupré, lui qui est impliqué dans le développement de ce sport depuis 40 ans. Afin de souligner son travail, il a été intronisé par l'Association régionale de soccer de Québec (ARSQ) au temple de la renommée du soccer à titre de bâtisseur régional.

«C'est bien plaisant d'être reconnu par ses pairs pour le travail qui a été fait», lance l'honoré. L'aventure a débuté en 1975 à L'Ange-Gardien. «J'étais entraîneur au baseball et on était un peu écœuré de se faire laver par Beauport et compagnie», se souvient-il en riant.

Le soccer représentait alors une option intéressante pour les jeunes de la Côte-de-Beaupré. «Ce qui est bien avec le soccer, c'est que c'est ouvert à tous, peu importe les habiletés. C'est accessible autant pour les garçons que pour les filles. Et en 75, il n'y avait rien pour les filles», indique-t-il.

Devenu résident de Boischatel en 1981, il a contribué à démarrer le soccer à cet endroit. Il a ensuite été tout à tour président de l'Association de soccer de Boischatel/L'Ange-Gardien, de la ligue Côte-de-Beaupré/Laurentides et de la ligue de soccer régionale de Québec. Il est président de l'Association régionale de soccer de Québec (ARSQ) depuis 2011.

Défi

Son plus gros défi aura été l'unification des deux clubs sur la Côte-de-Beaupré qui a mené à la création de l'Association de soccer des Premières-Seigneuries en 2011. «J'ai travaillé longtemps à faire seulement un club pour garder nos jeunes espoirs chez nous et pouvoir faire des équipes de développement et de niveau A-AA. Nous avons un beau potentiel de jeunes qui ont beaucoup d'aptitudes sur la côte, mais comme certains ne pouvaient pas jouer à leur niveau, ils allaient à Beauport», explique-t-il, en ajoutant que des «guerres de clochers» ont causé quelques soucis pendant le processus.

«Ça fait trois ans que nous sommes unifiés et ça va de mieux en mieux. [...] Cette année, on voit vraiment le vent de changements», dit-il.

Sa paie, M. Gariépy l'obtient lorsque des parents qu'il a entraînés pendant leur jeunesse inscrivent leurs jeunes. «Je me dis que s'ils reviennent, c'est qu'ils ont aimé leur expérience.»

Retraite?

M. Gariépy n'envisage pas de prendre sa retraite du soccer prochainement, d'autant plus que ses petits enfants seront bientôt en âge de jouer et qu'il travaille avec une aussi belle équipe qu'est la sienne. «Tant que j'ai les capacités et surtout le plaisir de travailler là-dedans, je pense que je vais continuer encore un bon bout de temps», souligne celui qui était censé arrêter son implication suite à son mariage... en 1981.