Soccer : Alain Matiabo, jeune espoir, quitte Québec pour évoluer en Angleterre


Publié le 18 mars 2013

Alain Matiabo, 18 ans, est en train de réaliser son rêve : devenir un joueur de soccer professionnel. Entraîné par Mario Albert, de l'équipe Québec-Centre, Alain devrait s'envoler en mai ou juin prochain pour l'Angleterre. Il intégrera l'Académie Newcastle avec l'espoir, d'ici deux ans, d'être repéré pour jouer au niveau professionnel.

«J'avais 8 ans lorsque j'ai commencé à jouer au soccer, au Congo. Mon père entraînait une équipe et depuis tout petit, je rapportais les ballons. C'est comme ça que ma passion pour ce sport est née», raconte Alain Matiabo.

Quelques années plus tard, à 14 ans, il immigre, avec ses parents à Québec. «J'ai commencé mon entraînement avec l'équipe Soccer Québec-Centre, une semaine après notre arrivée. J'ai joué avec cette équipe jusqu’à l'année dernière. Pour continuer à évoluer, je joue maintenant, avec le club de soccer Caravelles de Sainte-Foy pour participer au championnat canadien, si je ne pars pas en Angleterre», poursuit le jeune homme.

En Angleterre, Alain ne sera pas seul. En effet, il retrouvera son frère, qui a commencé à jouer au soccer avec l'équipe de Coventry city. En 2011, ce dernier a signé un contrat avec Newcastle United. «Pour partir, je dois obtenir ma citoyenneté canadienne pour pouvoir jouer, plus tard, pour le Canada et non pour le Congo. Les démarches sont en cours. Déjà en 2011, j'avais été approché pour partir à Coventry city mais je ne suis pas parti à cause de ma citoyenneté», explique-t-il.

Un excellent joueur

Le jeune prodige du ballon devrait partir fin mai ou début juin pour Newcastle pour parfaire son jeu. «Nous commençons à voir des agents recruteurs européens», explique son entraîneur personnel, Mario Albert, qui est également entraîneur pour Soccer Québec-Centre.

«Il a du talent, c'est assez exceptionnel. Parfois je me pose la question : que fait-il ici? Il faut qu'il évolue dans un club pour se développer. Pour nous, c'est de valeur, car nous n'avons pas de clubs de niveau supérieur à l'Impact de Montréal. Ça serait fun si un jour, on arrivait à développer le soccer au niveau professionnel. On perd nos bons joueurs, car on n'exploite pas assez leur talent. Alain ouvrira peut-être des portes pour développer notre sport», poursuit-il.

De l'ambition

Alain Matiabo a de l'ambition. Il espère, d'ici deux ans, intégrer une grande équipe comme Arsenal.

D'ici-là, Alain devra continuer à s'investir dans son sport. «Mon père a travaillé fort pour ça. Moi aussi, je travaille fort. Ma famille est fière de moi», poursuit-il.

Alain Matiabo espère réaliser son rêve : «J'ai toujours rêvé de devenir un joueur professionnel. À l'âge de 8 ans, je n'avais pas d'amis. Un jour, mon père m'a acheté un ballon. Je faisais le tour de la maison avec ma balle. Je veux jouer comme Ronaldinho. C'est mon rêve», conclut le jeune homme.

L'Appel, membre du Groupe Québec Hebdo