Le tennis de table, une histoire de famille

À l'aube des Jeux du Québec


Publié le 27 février 2017

Côme-Vincent Bernier, avec ses enfants Mireille et William.

©(Photo TC Media - Mathieu Turgeon)

CAPITALE-NATIONALE. L'équipe de tennis de table de la région se rendra à Alma afin de participer aux Jeux du Québec. Selon leur entraîneur, une médaille est possible pour ces joueurs, dont trois membres de sa famille, qui pratiquent un sport qui a beaucoup évolué au cours des dernières années.

Impliqué dans le tennis de table depuis de nombreuses années, Côme-Vincent Bernier a été rejoint par son fils William et sa fille Mireille. Tous deux font partie du deuxième bloc qui partira pour Alma mardi. «Le tennis de table fait partie de notre famille. J'ai même une nièce qui est dans le club», lance l'entraîneur.

Pour les principaux intéressés, l'introduction au tennis de table s'est faite naturellement. «Au début, j'ai commencé les samedis matins, pour le fun. Il y avait vraiment une belle gang. Même si je pratiquais d'autres sports, j'ai trouvé que le tennis de table était de plus en plus attrayant. Ce que j'aime, c'est l'esprit du sport. Il faut être très stratégique», explique William, âgé de 16 ans.

À l'image de son frère, Mireille, âgée de 13 ans, est embarquée dans la tradition familiale. «Un peu comme mon frère, j'ai commencé jeune. Je faisais aussi beaucoup d'autres sports, mais j'étais très attirée par le tennis de table. Quand j'ai commencé les compétitions, c'est devenu encore mieux.»

De son côté, le paternel a simplement vu ses enfants embarquer dans sa passion. «Je partais pour l'entraînement et la curiosité a fait qu'ils ont voulu l'essayer. Ils faisaient d'autres sports, mais ont penché pour cette activité.»

L'importance de se dépasser

Ancien membre de l'équipe nationale de tennis de table, Côme-Vincent Bernier affirme que l'équipe de la Capitale-Nationale tentera d'améliorer sa troisième place acquise aux derniers Jeux du Québec. «Au niveau individuel, nos joueurs sont tous relativement bien classés. Le volet par équipe est celui qu'on attend le plus, parce qu'il y a beaucoup d'ambiance contre les autres régions», explique celui qui est impliqué dans ce sport depuis plus de 30 ans.

À Alma, l'entraîneur a identifié quelques régions que son équipe devra surveiller. «L'équipe du Centre-du-Québec est la plus forte, avec celle de Montréal. Il ne fait pas oublier la Rive-Sud et Laval.»

L'objectif durant ces trois jours et demi de compétition sera de pousser les athlètes au meilleur de leur potentiel. «On a des objectifs, oui et non. Nous avons que nos joueurs veulent gagner, c'est normal. Pour nous, le but est qu'ils dépassent leurs limites et qu'ils continuent de développer leur combativité», affirme Côme-Vincent Bernier.

Un sport qui a beaucoup évolué

Ayant débuté la compétition en 1985, alors qu'il fréquentait le Petit Séminaire de Québec (aujourd'hui Collège François-de-Laval), l'entraîneur a vu son sport grandement évoluer. «Tout a changé en 30 ans, surtout les raquettes! La surface est plus élastique, ce qui change l'orientation des balles et la vitesse.»

Au-delà du matériel, M. Bernier croit que les joueurs sont plus performants qu'à son époque. «Les joueurs sont maintenant plus complets. Avant, le revers était un coup de dépannage, alors qu'aujourd'hui, il fait partie de l'arsenal d'un bon joueur.»

TC Media