La persévérance de Mathilde Delvaux

Une famille passionnée du patinage de vitesse


Publié le 25 février 2017

Mathilde_Delvaux

©(Photo gracieuseté)

PATINAGE DE VITESSE. Pour la patineuse de vitesse Mathilde Delvaux, une participation aux Jeux du Québec signifie beaucoup. L’athlète de 14 ans a surmonté de graves douleurs de dos et canalisé ses problèmes liés à la nervosité. À Alma, elle entend profiter de l’expérience avec son entourage.

Il y a sept ans, sa mère, Line Lafond, a initié ses deux filles au patinage de vitesse. Au départ, Mathilde n’était «pas trop certaine» d’aimer cette discipline.

Rapidement, sa perception a changé lorsqu’elle a visionné les Jeux olympiques de Vancouver, à l’hiver 2010. La médaille d’argent remportée par Marianne St-Gelais, de Roberval, a inspiré une jeune fille du Lac-Beauport, assise dans son salon avec sa famille immédiate.

«J’aime tout ce qu’elle fait, que ce soit son patinage ou l’énergie qu’elle dégage. Elle est toujours mon idole.»

Les maux de dos sont héréditaires dans sa famille. Les deux générations du côté maternel ont vécu les mêmes problèmes. Mathilde n’y a pas échappé : «J’ai une déviation de la colonne vertébrale. Ça fait mal. J’ai consulté un physiothérapeute, alors ça va mieux, je m’habitue à la douleur.»

Autre embûche sur sa route : le stress ressenti à l’aube d’une compétition, ce qui a nui à ses résultats. Maintenant, elle a appris à mieux le gérer, bien qu’il soit encore présent.

Toute une famille

L’expression «Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre» prend tout son sens quand on apprend à connaître la famille Delvaux-Lafond. Tout d’abord, la figure maternelle a remporté deux médailles d’or en patinage de vitesse aux Jeux du Québec de 1976. Malheureusement, elle a été contrainte d’accrocher ses patins prématurément en raison de la douleur persistante ressentie au dos.

L’année dernière, l’aînée, Alix, a été sacrée championne canadienne de son groupe d’âge. Devinez dans quelle discipline. Oui, en patinage de vitesse. Aujourd’hui âgée de 16 ans, elle a monté de niveau, en graduant au sein du groupe élite.

Pour Mme Lafond, le plaisir et l’épanouissement passent avant les performances : «En tant que mère, je suis contente de voir mes enfants développer le goût de faire du sport et de développer de saines habitudes de vie. C’est gratifiant de les voir s’épanouir ainsi.»

Et son conjoint, lui? Le père est-il aussi un adepte de ce sport? «Il a grandi loin de tout cela, mais aujourd’hui, il est aussi accro que les filles», de dire la mère en riant.

Aux Jeux du Québec, Mathilde ne se fixe pas d’objectifs précis. Entourée de sa gang, elle désire profiter du moment présent et poursuivre sur sa présente lancée.

«J’ai réussi à mieux me classer cette année. J’étais dans le troisième groupe au provincial et je suis montée dans le deuxième. Je suis fière de m’améliorer. Je ne vais jamais lâcher», a-t-elle insisté.

Québec Hebdo

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©(Photo gracieuseté)