Malgré les défaites qui s'accumulent, Claude Julien est satisfait de son noyau

Jonathan Drouin est arrêté par le gardien Curtis McElhinney.

Ceux qui doutent encore que Carey Price est un homme flegmatique auraient dû le voir lors de sa brève rencontre avec les journalistes après la défaite de 4-2 du Canadien de Montréal contre les Maple Leafs de Toronto, mercredi soir, au Centre Vidéotron. On en est encore au calendrier préparatoire — un calendrier qu'il trouve d'ailleurs trop long — et ça se voyait dans les petits sourires qu'il n'a pu cacher en répondant à certaines des questions qui lui étaient posées.

Publicité

«Tout le monde passe par là, a fait remarquer Price au sujet de la chimie qui tarde à s'installer au sein de l'équipe. Mais parce que nous n'avons pas les résultats espérés, on dirait que des gens paniquent. Il n'y a aucune raison de paniquer», a-t-il déclaré avec assurance.

Cette phrase était un peu la devise de l'heure dans le vestiaire du Tricolore, malgré ce sixième revers en autant de sorties, celui-là aux mains de joueurs qui, à trois ou quatre exceptions près, joueront au hockey à Toronto, mais avec les Marlies et non les Maple Leafs.

Jonathan Drouin, qui a livré une prestation de qualité dans la défaite, parlait en ce sens. Le capitaine Max Pacioretty s'est attardé sur le rendement de l'équipe au troisième vingt, après une période médiane que le Canadien a amorcée sur les talons à cause de deux pénalités mineures survenues vers la fin du premier engagement. La première a mené au premier but des visiteurs.

De son côté, Claude Julien a reconnu qu'il y a des ratés parmi un groupe de joueurs très précis, et ce ne sont pas ses piliers, a-t-il laissé entendre.

«J'ai aimé le trio de Jonathan Drouin. J'ai aussi aimé (Andrew) Shaw, (Victor) Mete, (Shea) Weber et notre gardien. Quand il était capable de voir la rondelle, il a fait les arrêts. C'est du positif de ce côté. Par contre, on cherche encore les joueurs qui veulent saisir l'opportunité pour se tailler une place dans l'équipe. Au moment où l'on se parle, c'est peut-être un peu plus difficile.»

Même s'il a mis l'accent sur les éléments positifs de la rencontre face aux Maple Leafs, Julien a rappelé un point fondamental: il veut gagner, et il n'aime pas la défaite. Mais à ce stade-ci, il jette un regard global sur sa troupe et il voit des détails qui l'encouragent.

«Nous perdons des matchs, mais je n'ai pas vu notre noyau de joueurs être la cause de ces défaites, a noté Julien. Les joueurs sur lesquels nous comptons ont été assez bons. Mais beaucoup de nos joueurs qui ont une opportunité d'obtenir un poste sont meilleurs que ce qu'ils nous ont montré jusqu'à maintenant. Il nous reste deux matchs, la saison régulière approche et il est important pour ces joueurs de retrouver leur style de jeu.»

D'ailleurs, de la façon dont Julien a parlé lors de son point de presse après la défaite, les joueurs en question — qu'il n'a pas identifiés — n'auront probablement qu'une seule autre chance de mériter leur place avec l'équipe, et celle-ci devrait venir vendredi soir lors de la visite des Panthers de la Floride. Avec une séquence de trois rencontres en quatre soirs, plusieurs vétérans devraient avoir congé lors de ce match, mais seront en uniforme contre les Sénateurs d'Ottawa le lendemain au Centre Bell.

Et l'un de ceux qui pourraient participer à ce dernier duel préparatoire est le jeune défenseur Victor Mete, qui a reçu d'autres bonnes notes de la part de Julien, mercredi soir.

«Il continue de bien jouer, a lancé l'entraîneur-chef du Tricolore. Les décisions continuent à se prendre et pour moi, il mérite encore d'être ici. S'il est encore ici quand viendra le temps de prendre la décision finale, ce sera un bon signe.»

Michel Lamarche, La Presse canadienne

Publicité

À lire aussi