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Maurice Filion a marqué l'histoire des Nordiques

L’homme de hockey s'est éteint à 85 ans


Publié le 9 août 2017

Le travail de Maurice Filion avec les Nordiques a grandement été reconnu

©Photo TC Media – Archives

HOCKEY. L’ancien directeur général des Nordiques de Québec, Maurice Filion, est décédé à son domicile le vendredi 28 juillet dernier. Portrait d’un citoyen de Charlesbourg qui a laissé son empreinte dans l’histoire de notre sport national.

Né à Montréal le 12 février 1932, Maurice Filion devient entraîneur-chef des Remparts de Québec en 1969. Rapidement, le chef d’orchestre mène sa formation étoilée aux grands honneurs de la Coupe Memorial en 1971. Menés par Guy Lafleur, les Diables rouges avaient triomphé sur la glace du Colisée Pepsi.

Le décès de Maurice Filion nous attriste profondément. Il s’agit d’une lourde perte pour la communauté sportive du Québec.

Régis Labeaume, maire de Québec.

L’année suivante, il entame un nouveau chapitre de sa vie en joignant les Nordiques de Québec, qui faisaient alors partie de l’Association mondiale de hockey. Engagé à titre de recruteur, il gravie rapidement les échelons, montant derrière le banc de l’équipe lorsque Maurice Richard démissionne après un court règne de deux matchs.

En 1974, son ascension continue lorsqu’il se voit confier les fonctions de directeur général de l’équipe. L’homme de hockey conduit le club à la conquête de la Coupe Avco en 1977, dans ce qui s’est avéré être le seul championnat de l’histoire de la concession.

Deux ans plus tard, les Nordiques s’introduisent dans la LNH. Maurice Filion embauche le coloré entraîneur-chef Michel Bergeron, qui a œuvré derrière le banc de la formation entre 1980 et 1987. Le brio des trois frères Stastny, de Michel Goulet et de Dale Hunter permet à l’équipe d’éliminer les Canadiens de Montréal à deux reprises au cours de cette période.

À l’été 1988, on lui retire ses tâches de directeur général. Il est plutôt conduit vers le poste de vice-président des opérations hockey. Il quitte l’organisation deux ans plus tard.

Rouge et Or et LHJMQ

Malgré cela, il continue son implication sur la scène sportive québécoise en contribuant à la naissance du réputé programme de football de l’Université Laval. Fondé en 1996, le Rouge et Or a aujourd’hui remporté neuf titres canadiens.

Il a également occupé le poste de préfet de discipline dans la LHJMQ, ligue dont le trophée du meilleur DG porte son nom.

Après sa retraite, M. Filion a continué à mener des combats pour ce qui lui tenait à cœur. Hors de la scène sportive, il a été le principal protagoniste du long bras de fer concernant le bruit sur l’autoroute laurentienne. Appuyé par Réal Maltais et Charles Carrier, il est allé de l’avant avec un recours collectif de 50M$ contre le ministère des Transports (MTQ).

Le 17 mai 2010, un juge de la Cour supérieure a rejeté la demande, mais le trio s’est rendu en Cour d’appel, qui a tranché en leur faveur. Quatorze mois plus tard, le recours collectif était autorisé. Au fil des ans, celui-ci a pris de l’ampleur, de sorte que plus de 1 000 citoyens l’ont joint. Les requérants recherchent une condamnation en dommages et intérêts pouvant s’élever à 30 000$ par résident membre du groupe. C’est ce même recours collectif qui a incité la Ville de Québec à contacter le MTQ pour lancer le projet pilote, qui a ultimement mené, le mois dernier, à l’annonce de la construction du mur antibruit au coût de 10M$.

Funérailles

Les funérailles de Maurice Filion ont été célébrées en privé le vendredi 4 août à l’église Sainte-Cécile de Charlesbourg. La famille a reçu les condoléances au Complexe Funéraire Sylvio Marceau les deux jours qui ont précédé la cérémonie. M. Filion laisse dans le deuil son épouse Fernande Bertrand, ses enfants Raymond (Sonya), Marc (Amy) et Mario, ses petits-enfants Anthony et Nicholas, ses frères et sœurs ainsi qu’une panoplie de parents et amis.

Sous sa gouverne, les Nordiques ont soulevé la Coupe Avco en 1977.

©Photo TC Media – Archives

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