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Yanick Turcotte invité au camp des recrues des Islanders

«J’attends ça depuis ma première année dans le junior!»


Publié le 26 juillet 2017

Yanick Turcotte a surpris bien des gens au cours de sa carrière junior.

©Photo TC Media – Charles Lalande

Mardi, Yanick Turcotte a enfin reçu le coup de téléphone tant attendu : il est invité au camp des recrues des Islanders de New York (LNH), au début du mois de septembre, pour ce qui sera sa première saucette chez les pros. 

Turcotte venait d'embarquer dans sa voiture quand le téléphone a sonné. Au bout du fil, l’homme se présente : Mario Saraceno, recruteur des Islanders, qui l’informe qu’il reste quelques places au camp de sa formation.

J’ai un gros été d’entraînement. Je fais de la boxe, de la course et je vais au gymnase. Je vais arriver prêt.

Yanick Turcotte, qui était en pourparlers avec une équipe de la Ligue américaine pour une invitation.

«Il m’a dit que je méritais cette chance. Il m’a vu jouer depuis longtemps et il trouve que j’ai du cœur. Il m’a demandé si j’étais intéressé d’y aller… j’aurais été fou de dire non!», badine l’homme de 21 ans.

Si on jette un coup d’œil dans la banque d’espoirs des Insulaires, on remarque qu’il n’y en a qu’un seul qui occupe un rôle similaire à l’ancien des Remparts de Québec, soit Ross Johnston. Lors de ses quatre saisons, par le biais de ses mises en échec et de ses combats, il a protégé ses coéquipiers tout en ayant son utilité à titre d’employé de soutien.

L’un de ses moments marquants fut son violent combat en demi-finale de la Coupe Memorial dans les premières secondes du match face au Rocket de Kelowna.

©Photo TC Media – Charles Lalande

«Mon objectif est de recevoir une invitation pour le camp principal. Leurs dirigeants ne me connaissent pas, alors ce sera à moi de me faire connaître. Je dois leur prouver que je peux patiner avec ces gars-là», poursuit celui qui compte appliquer la même recette qu’à son premier camp avec les Remparts, où il avait causé une surprise en se taillant une place.

Engagé avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le natif de Sainte-Brigitte-de-Laval n’a jamais caché son intention de jouer chez les pros. Son invitation dans le giron des Islanders s’avère être un premier pas vers ce souhait. L’offre d’un contrat pourrait éventuellement l’éloigner des bancs d’école. «Je ne suis pas rendu à penser à cela. Je vais évaluer mes options en fonction de ce qui adviendra après le camp», jure-t-il.

Même s'il ne remplissait pas le filet adverse, Turcotte a toujours été l’un des favoris de la foule.

©Photo TC Media – Charles Lalande

Papa, maman et Philippe Boucher

Incapable de faire sa place dans le Midget AAA à l’été 2012, Yanick Turcotte avait choisi de se concentrer davantage sur le football avec l’Arsenal de l’Académie Saint-Louis. Il s’était même commis avec les Titans du Cégep Limoilou, mais il a changé ses plans quand il a été repêché par le club de son enfance en 9e ronde à l’été 2013. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il revient de loin.

«C’est un rêve pour moi, mais aussi pour mes parents qui ont travaillé extrêmement fort pour me permettre de jouer au hockey.»

Au repêchage, il avait été accueilli par Patrick Roy à la table de l’équipe, mais c’est son successeur, Philippe Boucher, qui a eu un grand impact sur la carrière du #17, chouchouté par les partisans québécois.

«Je donne beaucoup de crédit à Phil. Il m’a vraiment aidé à m’améliorer. Il a cru en moi. Sans lui, je n’aurais pas eu la chance de jouer à un aussi haut niveau si longtemps.»

Québec Hebdo

Turcotte, lors de sa dernière apparition sur la glace du Centre Vidéotron.

©Photo TC Media – Charles Lalande