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Les solutions de Bryan Lizotte pour le hockey québécois

Il s’oppose notamment à la pratique du sport à l’année longue


Publié le 20 juillet 2017

Adjoint avec le Titan, Bryan Lizotte a dirigé le Blizzard du SSF pendant cinq saisons, de 2011 à 2016.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

HOCKEY. Bryan Lizotte n’a pas hésité à partager sa position – et ses solutions – pour remédier aux problèmes de développement du hockey québécois. Le dossier a fait couler beaucoup d’encre depuis le dernier repêchage de la LNH où seulement 9 produits de la Belle Province ont trouvé preneur.

Sans jeter la pierre à qui que ce soit, l’homme de 32 ans admet que plusieurs modifications pourraient être apportées pour incidemment faire progresser notre sport national à l’échelle provinciale.

Les systèmes de jeu sont intégrés beaucoup trop rapidement. Puis, ils sont trop axés sur la défensive.

Bryan Lizotte

«Dans un monde idéal, la pyramide devrait être inversée. Nos meilleurs entraîneurs devraient enseigner au bas de la pyramide, mais à cet endroit, ils sont peu ou pas payés», a-t-il noté d’entrée de jeu.

De plus, plusieurs experts estiment que la pratique du hockey douze mois par année dès l’âge de 10 ans s’avère beaucoup trop tôt. Lizotte est du groupe. «Ça m’attriste. Les parents se justifient en voyant déjà leurs enfants dans la LNH et qu’ils sont des passionnés, mais la réalité est qu’ils sont surchargés. Certains arrivent dans le junior et ils sont épuisés mentalement et physiquement», a analysé celui qui considère également que le développement devrait primer sur la victoire dans le hockey mineur.

Selon lui, une fois que la saison est terminée, le hockeyeur devrait prendre du repos, pratiquer un autre sport, profiter de l’été et faire un ou deux camps de hockey à l’approche des camps d’entraînement.

«J’ai un fils de deux ans. S’il le désire, il jouera au hockey l’hiver, mais l’été, il fera d’autres sports», a ajouté celui qui considère que le modèle américain est à imiter. Au pays de l’Oncle Sam, on préconise le développement des athlètes en les obligeant à varier les disciplines avant de choisir une spécialisation.

De 2011 à 2016, Bryan Lizotte a dirigé le Blizzard du Séminaire Saint-François dans le Midget AAA. Chaque année, il constatait que la nouvelle cohorte de joueurs manquait d’habiletés offensives. En 2014, il a donc décidé de tenter de remédier à ce problème en créant sa propre école de hockey où il prendrait en charge les hockeyeurs de la structure du SSF.

«Mon premier groupe a été la cuvée 2001, celle de Jakob Pelletier et compagnie, et ç’a été un véritable succès, alors on s’est mis à cibler une clientèle plus jeune. Du 31 juillet au 3 août, mon équipe d’entraîneurs et moi enseigneront aux joueurs élites nés entre 2004 et 2009», d’expliquer le natif de Charlesbourg.

Les entraîneurs dont il parle, c’est David Noël, espoir des Blues de Saint-Louis, Frédéric Parent, adjoint avec le Blizzard depuis 11 ans, Alex Tanguay, ancien joueur de la LNH, et Jabar Askerov, beau-frère de Lizotte et spécialiste dans l’enseignement des habiletés offensives.

«C’est le meilleur coach pour les jeunes. Il a travaillé longtemps avec Alex Tanguay et il poursuit son association avec David Savard (Blue Jackets de Columbus) et Xavier Ouellet (Red Wings de Detroit). Il est très impliqué à Los Angeles, Detroit et Toronto.»

Québec Hebdo