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Défi Est-Ouest: une opportunité pour briller


Publié le 9 mai 2017

Noah Picton et Hugo Richard, du Rouge et Or, sont les têtes d'affiche de l'événement.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

Quelques jours après la tenue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), les recruteurs sont déjà de retour au boulot, dans le cadre du Défi Est-Ouest, où 90 étudiants-athlètes de la cuvée 2018 sont invités à défiler devant les dépisteurs, à la recherche des prochaines vedettes de leur formation.

Wayne Harris Jr., qui a mené son équipe, les Dinos de Calgary, à la finale du titre canadien, face au Rouge et Or, dirigera la délégation de l’Ouest, qui comptera sur les services d’Étienne Moisan, receveur de l’Université Laval, qui a été ajouté à l’alignement à la dernière minute, pour pallier la blessure d’un autre joueur.  

Six porte-couleurs Lavallois ont quant à eux reçu une invitation pour le club de l’Est, piloté par Gary Waterman, des X-Men de StFX. En 2009, ce dernier a vécu l’expérience comme entraîneur adjoint. Dans son équipe, il misait sur Benoît Groulx et Sébastien Lévesque, alors quart-arrière et porteur de ballon de l’UL.

«Au fil des années, nous sommes restés en contact, alors quand j’ai accepté de diriger l’Est, j’ai fait appel à leurs services pour compléter mon personnel d’entraîneurs. Je ne suis pas surpris de les voir coacher puisqu’ils ont une grande passion pour notre sport», a expliqué Waterman, qui s’est avéré, au grand plaisir des journalistes, un interlocuteur intéressant.

Les deux pilotes ont sensiblement livré le même message à leur troupe respective, soit de «profiter du moment, de ne pas se mettre trop de pression et de s’amuser».

Le principal défi d’un chef d’orchestre dans un tel événement est de former une équipe rapidement, en tentant de maximiser la chimie et de s’assurer que la quarantaine de messieurs comprend bien le système de jeu.

Bien entendu, les rivalités qui piment la saison régulière et les séries éliminatoires, comme celle entre le Rouge et Or et les Carabins de Montréal, devront être mises de côté.

Gary Waterman affirme que l'événement est réservé aux joueurs, mais que les entraîneurs peuvent également profiter de l'expérience pour apprendre.
(Photo TC Media - Charles Lalande)

«J’en ai parlé à mes joueurs, a répondu Waterman. Je leur ai dit de ne pas parler uniquement à leurs coéquipiers, mais de traîner (hang out) avec tout le monde.»

Richard prêt à tout

Conscient que la LCF fait rarement appel au football universitaire canadien lorsqu’il est question de sélectionner un quart-arrière, Hugo Richard admet que cela pourrait diminuer ses chances de trouver preneur en mai 2018.

«Il y a de l’espoir, mais je ne suis pas inquiet pour mon futur, même sans le football», a lancé avec justesse cet étudiant en génie mécanique.

Richard entend suivre les traces d’Andrew Buckley, un ancien des Dinos qui fait sa place avec les Stampeders de Calgary, qui ont fait de lui un choix de 7e ronde en 2015.

Autre modèle pour le #4 du Rouge et Or : Mathieu Bertrand, le bras droit de Glen Constantin à Laval, qui s’est transformé en centre-arrière chez les pros, après une glorieuse carrière universitaire.

Hugo Richard (Photo gracieuseté Mathieu Bélanger)

«Je suis prêt à toute éventualité pour jouer le plus longtemps possible au football», a répondu avec honnêteté, celui qui entend profiter de son expérience. Il est d’ailleurs la tête d’affiche de l’événement, en compagnie de Noah Picton, quart-arrière à l’Université de Regina.

Dufour mettra sa polyvalence à profit

Des sept joueurs du Rouge et Or, Antony Dufour est le seul originaire de la région de Québec, qui a également joué tout son football dans la Vieille Capitale. Il est passé à l’école secondaire de La Courvilloise et au Cégep Limoilou avant de se commettre à Laval.

«C’est une belle expérience. Les équipes de la LCF ont déjà vu qui nous sommes en tant que joueur de football, mais elles veulent voir l’individu que nous sommes», a dit l’homme de 23 ans.

En plus de capter les ballons à titre de receveur, Dufour est également un retourneur de botté tout étoile. Il compte mettre sa polyvalence à profit, chose qui pourrait augmenter sa cote de popularité auprès des éclaireurs.

«Honnêtement, je ne pensais pas me rendre ici. J’ai subi une blessure sérieuse [NDLR ligament croisé antérieur déchiré à un genou en octobre 2015]. Je suis fier de ma progression et ce sera plaisant de jouer chez moi, à Laval», a badiné le #22.