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Edward Godin prêt à voler de ses propres ailes


Publié le 5 mai 2017

Sur un terrain de football, il n'est pas rare de voir Edward Godin sourire!

©(Photo gracieuseté - Brianna Thicke LCF)

À 10 ans, Edward Godin apprenait les rudiments du sport au mini Rouge et Or. Quatorze ans plus tard, au terme d’un stage universitaire de quatre saisons à l’Université Laval, il cogne à la porte de la Ligue canadienne de football (LCF). 

À ce sujet, le gaillard de 6’3 et 255 lbs admet sans détour qu’il s’attend à ce qu’une des neuf formations jette son dévolu sur lui : «Laquelle? Je ne sais pas. Les équipes cachent vraiment bien leur jeu. Moi, tout ce que je veux, c’est avoir une chance de faire mes preuves au prochain niveau.»

Qu’il soit appelé à déménager à Montréal, Ottawa, Regina ou Winnipeg, les valises du #45 sont prêtes. Il est prêt à quitter le nid familial pour une destination qu’il connaitra dimanche soir, entouré de parents et amis lors du traditionnel rassemblement du Rouge et Or. Ses coéquipiers Félix Lechasseur et Jean-Simon Roy y seront également.

Sa copine des cinq dernières années complétera ses études universitaires, en droit, à l’Université d’Ottawa l’an prochain. Au fil des ans, le couple s’est habitué à la distance, mais prévoit se réunir quand madame sera avocate.

Natif de Québec, l'ailier défensif Edward Godin a passé les quatre saisons avec le Rouge et Or.

«En fait, nous n’en avons pas vraiment parlé», précise-t-il en riant, préférant savoir quelle sera sa prochaine équipe avant de planifier quoi que ce soit. Du même souffle, il affirme que sa douce moitié aimerait bien que son homme soit sélectionné par les bonzes de la capitale fédérale.

Unités spéciales

Godin conçoit qu’il est rare qu’une verte recrue obtient un poste de partant à ses premiers moments chez les pros. De ce fait, il entend gagner du temps de jeu en étant appelé à faire quelques répétitions à sa position.

Aussi, il pourrait être invité à faire ses preuves sur les unités spéciales : «À ma première saison à Laval, j’ai joué deux matchs sur les unités spéciales. Au fil des ans, j’ai continué à pratiquer cette phase en cas de blessure. Je connais bien les techniques, mais ça fait longtemps que je n’ai pas pu appliquer cela en situation de jeu.»

Nostalgie

Bien qu’il ait très hâte d’entamer le nouveau chapitre de sa vie, Edward Godin parle avec un brin de nostalgie de ses années à défendre les couleurs lavalloises sur la surface gazonnée.

«Un séjour extraordinaire. Le Rouge et Or, c’est une équipe, c’est une famille. Les gens croient que nos coupes Vanier sont données, mais nous travaillons très fort douze mois par année, même si la saison ne dure que trois mois.»

L’ancien de St-Patrick's High School et du Collège Notre-Dame-de-Foy estime avoir pris beaucoup de maturité à Laval, tout en développant ses habiletés. Pour lui, aller à un entraînement à l’aurore n’était pas une corvée, mais bien un plaisir!

«Ce n’est pas donné à tout le monde, mais tôt le matin, tu arrivais dans le vestiaire, la musique était forte et les gars étaient de bonne humeur. C’était le fun de venir travailler dans une telle atmosphère.»