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Repêchage LCF: la confiance d’Alex Hovington


Publié le 4 mai 2017

Le demi de coin Alex Hovington a intercepté le ballon à quelques reprises au cours de sa carrière universitaire.

©Photo: gracieuseté - Yan Doublet

À l’aube du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), Alex Hovington, finissant du Rouge et Or de l’Université Laval, aborde cette journée importante avec confiance et sérénité. Un événement qu’il vivra en famille, le dimanche 7 mai, en soirée.

Le demi de coin a participé, en mars dernier, au camp régional de la LCF, réunissant les meilleurs espoirs des quatre coins du Canada. L’an dernier, une blessure l’avait empêché de fouler le terrain lors du Défi Est-Ouest, une autre compétition où les jeunes talents tentent de tomber dans l’œil des éclaireurs.

Lors de mon recrutement, la seule équipe qui ne me garantissait pas un poste de partant dès ma première année, c’était le Rouge et Or. J’ai choisi de quitter la maison, d’aller là-bas pour repousser mes limites. Ce fut très enrichissant

Alex Hovington

«C’était une expérience inoubliable. Plusieurs entraîneurs et dépisteurs me posaient des questions à cause de mon absence au Défi Est-Ouest. Ils m’ont vu jouer dans une situation de match, mais ils voulaient voir si j’étais un bon athlète.»

Bien entendu, il aimerait être sélectionné par l’une des neufs formations dispersées entre Montréal et la Colombie-Britannique : «Quand un club te repêche, il investit en toi, mais mon but ultime n’est pas seulement d’être repêché, c’est de faire partie d’une équipe», a badiné le Montréalais de 25 ans, conscient que tous les chemins mènent à Rome.

Chaque année, les joueurs du Rouge et Or se donnent rendez-vous dans un restaurant de la Vieille Capitale pour vivre l’événement, question de se réunir avant que les chemins de plusieurs se séparent. Reconnaissant des sacrifices et du soutien inconditionnel de ses parents depuis son tout jeune âge, Hovington a choisi de rester à la maison à leurs côtés.

Si jamais les portes de la LCF sont cadenassées à double tour, le détenteur d’un baccalauréat multidisciplinaire, avec des concentrations en gestion et en communication, a d’autres projets qui mijotent sur le feu.

Le demi-défensif Alex Hovington portait le #3 avec le Rouge et Or de l'Université Laval.

L’Europe serait une belle destination pour la poursuite de sa carrière. Sinon, il entend donner un coup de main dans l’entreprise familiale, Résidence Rosie Joseph, des résidences pour les personnes âgées. «Mon baccalauréat peut aussi m’ouvrir d’autres portes.»

Laisser un bel héritage

Reconnaissant envers ses entraîneurs à l’Université Laval, Alex Hovington estime avoir grandi «comme personne et comme joueur de football».

Bien entendu, son dernier match, celui de la Coupe Vanier, s’est avéré plutôt difficile. Dès le premier jeu de la rencontre, un rival l’a battu avant de gambader vers la zone des buts, bon pour un touché de 86 verges. Puis, le #3 a subi une commotion cérébrale, le forçant à demeurer sur les lignes de côté.

Toutefois, les fidèles partisans du Stade Telus n’oublieront pas ses prouesses au sein de la tertiaire du Rouge et Or. En 2013, la recrue avait remplacé à pied levé un vétéran amoché en demi-finale québécoise, et il avait réalisé trois interceptions.

Il a été nommé sur l’équipe d’étoiles québécoise à trois reprises, soulevant deux fois la Coupe Vanier, l’emblème de la suprématie du football universitaire canadien.

«Lors de mon recrutement, la seule équipe qui ne me garantissait pas un poste de partant dès ma première année, c’était le Rouge et Or. J’ai choisi de quitter la maison, d’aller là-bas pour repousser mes limites. Ce fut très enrichissant», a dit en concluant celui qui a bien hâte d’écrire le nouveau chapitre de sa vie.