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La LCF ou l’Europe pour Félix Lechasseur


Publié le 24 avril 2017

Félix Lechasseur vise la LCF, mais l’Europe est un excellent plan B.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

FOOTBALL. Après quatre saisons avec le Rouge et Or de l’Université Laval, le footballeur Félix Lechasseur a renoncé à sa cinquième année d’admissibilité, préférant explorer d’autres options.

«Après notre victoire à la coupe Vanier, j’avais besoin de tourner la page. Nous venions de ramener le championnat canadien chez nous, alors je sentais que le temps était venu de relever d’autres défis», de dire l’ancienne gloire des Condors de Saint-Jean-Eudes et des Élans du Cégep Garneau.

L’option numéro un : la Ligue canadienne de football (LCF), circuit qui tiendra son repêchage le dimanche 7 mai prochain. En mars dernier, il a été invité au camp régional, où des dizaines de messieurs luttaient pour cinq invitations au camp national. L’ailier espacé n’a pas été retenu, mais retire du positif de son expérience.

«Ç’a bien été. J’étais un peu déçu de mon résultat au développé-couché, mais ce fut une expérience très agréable de se mesurer à des joueurs d’un peu partout», a expliqué l’athlète originaire de Charlesbourg.

«J’ai plein de belles choses qui m’attendent.»
(Photo TC Media – Charles Lalande)

Les équipes de la LCF le considèrent comme un projet à long terme, de sorte qu’à l’heure actuelle, leur intérêt est davantage porté à l’égard des athlètes qui peuvent combler des besoins immédiats dans leur alignement.

Le principal intéressé ne s’en fait pas outre mesure, admettant qu’il a plusieurs alternatives en tête, dont l’Europe. Le Vieux Continent regorge de beaux endroits où il pourrait s’épanouir en sillonnant la pelouse verte. Plusieurs anciens du Rouge et Or ont d’ailleurs emprunté cette avenue.

«Ce ne sont pas les plugs qui manquent. Je n’ai pas encore regardé ça, mais ce serait génial de continuer à jouer au football en découvrant une nouvelle culture et une nouvelle langue.»

L’équipe avant tout

En 2013, alors une verte recrue dans le vestiaire de Glen Constantin, il avait rapidement gagné son temps de jeu, devenant une cible de prédilection du quart-arrière. Du même coup, il délogeait certains vétérans aguerris dans la hiérarchie. 

Quatre ans plus tard, il a subi le même sort, perdant son poste de partant. Les rôles des jeunots Jonathan Breton-Robert et Marc-Antoine Pivin ont gagné en importance, notamment en raison de leurs performances en fin de saison dans les moments cruciaux.

Félix Lechasseur a capté l'une des deux passes de touché du quart Hugo Richard au deuxième quart. (Photo: TC Media – Mathieu Turgeon)

Le #18 n’en a pas fait de cas, acceptant son nouveau mandat sur les unités spéciales, phase du jeu géré par Mathieu Bertrand : «Nous nous étions fait la promesse de tout faire pour gagner, alors babouner ou dramatiser n’aurait pas aidé la mission.»

Quoi qu’il arrive dans les prochaines semaines, comptez sur Félix Lechasseur pour s’exclamer des sélections de ses «frères» Antony Auclair, Jean-Simon Roy, Edward Godin et cie. 

«Je veux absolument être à leurs côtés pour vivre le moment avec eux. Personnellement, il arrivera ce qui arrivera. J’ai plein de belles choses qui m’attendent.»