Rouge et Or : gagner le match... et le différentiel

L’offensive veut éviter de mettre trop de pression sur la défensive


Publié le 21 octobre 2016
Glen Constantin s’attend à une rencontre serrée et excitante. Selon lui, c’est l’amateur de football québécois qui sera le gagnant. (Photo TC Media – Charles Lalande)

FOOTBALL UNIVERSITAIRE. Après une victoire émotive face aux Carabins de Montréal, le Rouge et Or de l’Université Laval doit compléter les deux dernières semaines de son calendrier régulier en tentant de concéder le moins de points à ses rivaux.

À égalité avec les Montréalais, c’est la statistique du nombre de points accordés qui départagera l’équipe qui terminera au premier rang. Pour l’instant, les hommes de Glen Constantin sont désavantagés de dix points.

Une situation qui fait en sorte que la cinquantaine de joueurs prend la fin de l’année très sérieusement.

«Nous comprenons l’enjeu du match et le pointage est très important. Ce n’est pas juste de gagner, c’est [aussi] comment nous allons faire les choses», a dit le pilote qui s’attend à une bonne performance des trois phases de jeu.

Dimanche, les Gaiters de Bishop débarquent dans la Vieille Capitale. Bien que l’action ait lieu sur la pelouse verte du PEPS devant plus de 10 000 spectateurs, il est fort possible que les représentants de l’Estrie aient l’impression d’être à l’abattoir.

Les Gaiters ont signé leur seule victoire de la saison face à une formation des Maritimes, une ligue jugée faible. Sur le territoire de la Belle Province, ils ont encaissé cinq défaites, dont une raclée de 61 à 0 au CEPSUM.

Malgré tout, le coach lavallois refuse de manquer de respect à ses adversaires : «Ils n’ont pas une bonne fiche, on ne va pas se mentir, mais ils alignent de bons athlètes. Leur coordonnateur offensif donne du fil à retordre à notre défensive.»

Le vétéran receveur Félix Lechasseur affirme que la pression ne doit pas reposer entièrement sur les épaules de l’unité défensive. L’offensive peut faire sa part pour leur faciliter le travail.

«Nous n’allons pas réinventer la roue. Il faut mettre des points au tableau. En passant du temps sur le terrain, on permet à notre défensive de se reposer et on leur enlève de la pression.»

Aucun complexe contre Montréal

Bien que les rencontres se décidaient toujours dans les derniers instants, toujours est-il que les Carabins avaient remporté cinq des six derniers duels entre les deux établissements scolaires. Alors, la victoire du 15 octobre a-t-elle été un soupir de soulagement pour le Rouge et Or?

«J’ose croire que oui, a répondu Lechasseur, fier de la prestation de ses coéquipiers. C’est sûr que ça nous permet de bomber le torse un peu», a-t-il lancé avec un petit sourire en coin.

«Elle a sûrement enlevé de la pression sur vous, a rigolé Constantin en s’adressant aux journalistes. C’est bon pour la confiance, mais nous n’avions aucun complexe contre eux puisque nous n’avions jamais été déclassés.»

Le principal intéressé a avoué avoir envoyé quelques bandes vidéo aux autorités de la ligue, pestant que les arbitres ont connu certaines difficultés samedi. Une pénalité non appelée a mené à une interception du ballon lancé par Hugo Richard.

Le quart-arrière a causé quatre revirements samedi, mais cela n’inquiète pas ses entraîneurs. Toutefois, Constantin a eu une discussion avec sa vedette.

«Il doit mieux gérer le ballon et comprendre qu’il ne doit pas tout faire seul. C’est un fier compétiteur. Aussi, il n’y a rien de mal qu’une séquence offensive se termine par un botté!»

Décidément, même si Carabins et Rouge et Or ne sont pas sur le même terrain, ils sont constamment en compétition nez à nez.

Québec Hebdo