Rouge et Or: décrocher une victoire en territoire hostile

L’intimidant CEPSUM n’effraie pas le camp lavallois


Publié le 13 octobre 2016

Glen Constantin s’attend à une rencontre serrée et excitante. Selon lui, c’est l’amateur de football québécois qui sera le gagnant. (Photo TC Media – Charles Lalande)

FOOTBALL UNIVERSITAIRE. Le Rouge et Or de l’Université Laval se rendra au CEPSUM de l’Université de Montréal samedi pour y affronter les Carabins. Pour espérer accueillir la finale québécoise à la maison, les hommes de Glen Constantin devront l’emporter par quatre points.

Il n’aura pas besoin de livrer un grand discours de motivation à sa cinquantaine d’étudiants-athlètes. Ces derniers sont gonflés à bloc, prêts à prendre leur revanche sur la troupe de Danny Maciocia. D’ailleurs, celle-ci a remporté cinq des six derniers duels face au Rouge et Or.

«Un bon match en perspective, les joueurs sont fébriles puisque c’est toujours spécial d’aller jouer à Montréal», a lancé le pilote lavallois lors de sa traditionnelle table ronde avec les journalistes.

Défaits 24 à 21 le 3 septembre dernier, les représentants de la région de Québec savent qu’ils ne peuvent se permettre de répéter les mêmes erreurs face à leurs grands rivaux.

«Une fois de plus, il va falloir connaître un bon départ, mais nous allons devoir éviter les revirements et exceller dans les trois phases de jeu», de dire celui qui voue un grand respect aux Carabins.

Une victoire par quatre points permettrait au Rouge et Or d’accueillir la Coupe Dunsmore le 12 novembre prochain, au Stade Telus, plutôt que de retourner en territoire ennemi.

«Il ne faut pas se mettre de pression. Dans un monde parfait, tu gagnes par quatre points, mais l’important, c’est de gagner le match. Je ne vais pas coacher en fonction des quatre points», a martelé Constantin, grand patron du programme de football de l’Université Laval depuis 2001.

Si son club l’emporte par un, deux ou trois, ce sera le nombre de points accordés qui départagera les deux équipes, une statistique à l’avantage des Bleus.

Pivin excité

Le receveur natif de Sherbrooke, Marc-Antoine Pivin, n’est qu’une verte recrue, mais il a rapidement gagné la confiance de ses entraîneurs qui n’hésitent pas à l’envoyer sur la pelouse verte. En plus, il fait partie d’un groupe de receveurs identifié comme étant le meilleur au pays.

«Nous avons une excellente chimie, alors il est facile de s’intégrer dans le groupe. En tant que joueur de première année, tu dois être bien préparé, toujours être prêt et saisir les occasions qui se présentent.»

Pivin aborde la joute d’une importance capitale face aux Montréalais comme un vétéran : «J’ai très hâte. Quand tu signes avec Laval, c’est pour des matchs comme ça. Notre niveau de motivation est très élevé.»

Il a déjà joué au CEPSUM lors de ses années collégiales, alors il sait à quoi s’attendre. Aussi, une foule hostile ne le dérange guère. Bien au contraire : «Malgré mon jeune âge, j’ai de l’expérience dans les enjeux importants», a dit le #10, qui a représenté le Canada à l’échelle internationale. Il a également remporté deux fois le Bol d’or en trois ans à Lennoxville.

Tout est en place pour ce rendez-vous épique entre ces deux établissements scolaires. Rouge et Or contre Carabins. Constantin contre Maciocia. Samedi, à 14h00.

Québec Hebdo