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De Champions à champion de la Can-Am

Saison de rêve pour Philippe Craig-St-Louis


Publié le 15 septembre 2017

©Photo TC Media - Charles Lalande

LIGUE CAN-AM. Philippe Craig St-Louis pensait au départ passer son été avec les Champions d'Ottawa. Au final, il aura été un membre des nouveaux champions de la Ligue Can-Am.

Il n'aurait pas pu demander mieux. Retranché à la fin du camp par le club de son patelin, le Gatinois de 22 ans croyait qu'il aurait un été calme. Qu'il poursuivrait son stage dans une ligue ontarienne en attendant d'être rappelé par Hal Lanier.

Je ne pouvais pas demander mieux. Je ne m'attendais même pas à jouer après qu'Ottawa m'ait laissé aller. Là, j'ai eu la chance de jouer tous les jours. Et au lieu de payer pour jouer au baseball, on me payait pour le faire.

Philippe Craig-St-Louis, 22 ans

C'était le plan original. Le club semi-pro ottavien aurait bien aimé pouvoir compter sur Craig-St-Louis comme roue de secours.

Au final, quelques heures après avoir été coupé par les Champions qui auront préféré une recrue américaine du nom de Brandon Fischer, il s'est trouvé un poste avec les Capitales de Québec. La troupe de Patrick Scalabrini cherchait des bras pour entamer la saison. Et un joueur québécois libre comme l'air, c'est toujours attrayant.

L'ancien du Hull-Volant ne s'est pas fait désirer. Et son retranchement aura été la meilleure chose au monde.

Alors que la saison des Champions d'Ottawa, monarques du circuit Wolff en 2016, a pris fin hâtivement, les Capitales ont flirté avec le premier rang (65 victoires en 100 matchs) avant de ravir le championnat, en balayant en finale les Boulders de Rockland, mercredi soir devant leurs partisans.

Et Craig-St-Louis n'a pas eu un rôle de figurant dans la septième conquête de la formation québécoise. La recrue gatinoise aura été un élément-clé, lui qui aura disputé 85 matchs en saison régulière (moyenne de ,283, 86 coups sûrs et cinq circuits).

Elle aura continué sur sa lancée en séries éliminatoires avec une moyenne au bâton de ,400 et auteur de trois coups sûrs lors du match ultime.

«Je ne pouvais pas demander mieux. Je ne m'attendais même pas à jouer après qu'Ottawa m'ait laissé aller. Là, j'ai eu la chance de jouer tous les jours. Et au lieu de payer pour jouer au baseball, on me payait pour le faire», a lancé le produit de l'Université d'Oregon qui avoue avoir retrouvé sa confiance après une saison difficile l'an dernier.

Décrochant le titre de recrue de l'année chez les Capitales, Craig-St-Louis aura largement dépassé les attentes. Scalabrini n'a d'ailleurs pas eu peur de l'employer presque partout sur le terrain, à l'exception de receveur et arrêt-court.

C'était devenu trop difficile pour son entraîneur de le retirer de l'alignement, lui qui le plaçait souvent parmi les quatre premiers frappeurs.

«Ç'a rendu l'été plus plaisant car chaque fois que je me présentais au stade, je ne savais pas où j'allais jouer ou encore ma position dans l'ordre des frappeurs. Ce n'était pas un été routinier. En fait, ç'a été une belle job d'été que j'ai eue.»

Maintenant, c'est un retour à la réalité qui attend Philippe Craig-St-Louis. En attendant un appel de la GRC où il est en plein processus pour un emploi, il retrouvera son travail au centre sportif ainsi qu'au programme sport-études baseball à la polyvalente Nicolas-Gatineau.

Tiens, là-bas, il reverra Sébastien Boucher, Phillippe Aumont et Stéphane Pétronzio, qui oeuvrent au sein des Champions d'Ottawa.

«C'est sûr que je vais les niaiser avec ma bague. Mais je sais que Séb va pouvoir me le remettre en pleine face toutes les bagues qu'il a gagnées, donc je ne prévois pas trop rire d'eux longtemps», a-t-il ajouté en riant.

En plus, c'était peut-être la dernière saison de Craig-St-Louis sur les losanges. S'il devait se faire accepter dans la GRC dans les prochains mois, il tirerait ainsi un trait sur sa carrière de baseballeur.

«Un championnat, ça finirait bien ma carrière. Mais j'ignore combien de temps ça prendra. Si je peux jouer une autre saison, je ne dirais pas non», a-t-il conclu.