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L’expérience européenne de Frédéric Morneau-Vaillancourt

Cet hiver, il était la vedette d’un club irlandais


Publié le 19 juillet 2017

Le #13 des Alouettes espère remporter un championnat à la fin de l’été.

©Photo TC Media – Charles Lalande

Étudiant en administration à l’Université Laval, Frédéric Morneau-Vaillancourt a profité d’une session à l’étranger pour voyager, apprendre une nouvelle langue… et devenir la vedette des Black Sox de Dublin, dans la Ligue A de l’Irlande.

À la recherche de joueurs, le club de baseball avait publié une annonce de recrutement sur la page Facebook de l’Université de Dublin. Vétéran des Alouettes de Charlesbourg, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ), Morneau-Vaillancourt a aussitôt manifesté son intérêt.

J’étais un petit étudiant qui n’avait pas trop rapport. Je ne pensais pas devenir si indispensable à leurs yeux.

Frédéric Morneau-Vaillancourt

«On m’a invité à une pratique. C’était à un terrain de soccer intérieur (rires). J’ai claqué deux ou trois balles et on m’a aussitôt dit : ‘‘On te veut dans l’équipe», se rappelle le principal intéressé.

Quelques jours plus tard, il se présente à son premier match. Sans équipement, croyant que sa nouvelle formation allait lui en fournir un. Finalement, un nouveau coéquipier s’est dévêtit devant lui pour lui prêter le sien, voulant absolument que le natif de Saint-Émile se délie les jambes avec les Black Sox.

Morneau-Vaillancourt en action à Dublin.
Photo tirée de Facebook

«Nous avons perdu 14 à 0, mais j’ai frappé deux coups sûrs. Ils étaient très contents. J’avais l’une des meilleures moyennes de la ligue, je frappais pour 0,600 environ.»

À la fin du mois de mai, après une session d’études et des virés à Rome, Barcelone et Bruxelles, le #13 des Alouettes annonce à ses dirigeants qu’il doit rentrer à la maison pour l’été, et du même coup, rejoindre le vestiaire du gérant Jean-Nicolas Blanchet pour une quatrième saison.

«Quand je suis parti, les entraîneurs et les joueurs ont insisté pour que je reste. Ils m’ont proposé de vivre dans leur sous-sol, mais voulais vraiment revenir à Charlesbourg. Ma saison ici était beaucoup plus importante», explique-t-il.

Une léthargie au bâton

N’ayant pas participé au camp d’entraînement des siens, Frédéric Morneau-Vaillancourt a eu du mal à se réadapter au calibre de jeu de la LBJEQ, comme en témoigne sa moyenne au bâton de 0,176 au moment de mettre sous presse.

«Je dis ça bien humblement, mais je joue au baseball depuis 15 ans et j’ai toujours frappé pour 0,300, alors je ne suis pas inquiet», a conclu le produit de l’Association de baseball de Charlesbourg.

Frédéric Morneau-Vaillancourt raconte ses mois en Europe avec un grand sourire.

©Photo TC Media – Charles Lalande

TC Media