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Mois de juin éreintant pour les Capitales de Québec


Publié le 31 mai 2017

Quelques joueurs des Capitales célèbrent une victoire acquise en ce début de saison 2017.

©(Photo TC Media - Archives)

BASEBALL. Après un camp d’entraînement et 12 joutes sur la route, les Capitales de Québec sont prêts à prendre racines dans leurs nouvelles installations au Stade Canac. Lors du mois de juin, ils joueront 28 matchs en 30 jours, dont 22 à domicile. 

Avec plusieurs nouveaux visages dans son alignement, le gérant Patrick Scalabrini voyait d’un bon œil cette longue séquence à l’extérieur en guise d’ouverture du calendrier régulier. L’occasion était idéale pour développer une chimie au sein du groupe comptant plusieurs nationalités.

Je vais devoir éviter de surutiliser mes lanceurs en donnant des congés ici et là

Patrick Scalabrini, à propos de la séquence de 28 matchs en 30 jours

«Nous étions conscient qu’il s’agissait du bout le plus difficile de la saison, mais ç’a relativement bien été. L’objectif était de jouer pour 500, avoir la tête hors de l’eau avant de revenir à Québec.»

À quelques heures de l’ouverture locale du 19e été de baseball dans la Vieille Capitale, le grand patron, en poste pour une huitième saison, admet être satisfait de la fiche de 7 victoires et 5 défaites. Par contre, il estime que ses poulains ne se sont pas encore montrés sous leur meilleur jour.

Ils sont positionnés au 3e rang du classement général de la ligue Can-Am, un circuit comptant six formations. Au terme d’une saison de 100 matchs, les quatre meilleurs clubs passent en séries éliminatoires pour l’obtention de la suprématie de la ligue indépendante du commissaire Miles Wolff, un ancien propriétaire des Capitales.

Le gérant Patrick Scalabrini.

©(Photo TC Media - Charles Lalande)

Conditions particulières

En raison des rénovations au Stade Canac, Scalabrini a été contraint d’organiser son camp d’entraînement dans diverses régions de la province, de sorte que ses ouailles n’ont pas eu l’occasion d’installer leurs besoins essentiels, soit l’uniforme, les bâtons et bien sûr les graines de tournesol, dans le vestiaire.

«J’avais prévenu les gars que ça allait être difficile et qu’ils devaient être patients. Je les sens excités. Ils ont hâte de jouer devant nos fans. L’attente aura valu la peine», de dire l’ancien joueur au curriculum vitae et passeport bien remplis avec la sagesse d’un homme qui a célébré son 40e anniversaire en mars dernier.

Actifs 28 soirs sur 30 lors du sixième mois de l’année 2017, le gérant aura la tâche de reposer ses éléments, afin de se prémunir des blessures causées par l’usure et le manque de récupération physique et mentale.

«L’appât du gain est parfois tentant, de vouloir remporter tous les matchs, mais il reste encore beaucoup de baseball à jouer. Je vais devoir éviter de surutiliser mes lanceurs en donnant des congés ici et là. Avec les années, j’ai appris à trouver une formule favorisant un meilleur équilibre.»

Québec Hebdo