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La longue remise en forme vers le sommet de Claude Godbout

Une blessure qui a fait grandir la Bélaroise


Publié le 15 août 2017

Claude Godbout possède une impressionnante collection de médailles.

©Photo gracieuseté

COURSES À OBSTACLES. Au début du mois de mai, Claude Godbout a célébré un anniversaire particulier : l’an un de son nouveau ligament croisé du genou gauche. «Wow, c’est palpitant hein? Pas tellement!», s’exclame la double championne du monde en Spartan Race.

Bien honnêtement, la native de Val-Bélair préférait célébrer la conclusion de son baccalauréat en administration, qu’elle a fait «totalement à distance» en raison de son horaire chargé d’athlète internationale qui trimbale son baluchon un peu partout dans le monde aux côtés de son copain Marc-Antoine Bédard.

Je ne serai plus jamais l’athlète que j’étais avant ma blessure.

Claude Godbout

Godbout se décrit comme étant de nature positive, mais cette vilaine blessure au genou a durement affecté son moral et son positivisme. Au fil de la réhabilitation, elle s’est elle-même surprise à devenir «une rate» de l’entraînement en gymnase, un endroit qu’elle détestait au plus haut point!

«Avec une jambe grosse comme un cure-pipe, je devais reprendre de la force musculaire le plus rapidement possible. Trois à quatre fois par semaine, je me rendais à vélo pour compléter mes exercices plates. Ma motivation? La saison 2017!»

Tout allait bien… jusqu’au moment où son retour à la course à pied a fait en sorte qu’elle a développé de multiples tendinites, et ce, même si elle suivait un plan d’entraînement visant la prévention de blessures: «C’est à partir de ce moment que les choses se sont corsées autant psychologiquement que physiologiquement. Je me sentais impuissante. Je perdais le contrôle de mon corps et du temps précieux pour revenir en force.»

«Merci à mes grands-parents»

À ce moment, elle a écouté les conseils de ses grands-parents qui lui ont répété à d’innombrables reprises que, dans la vie, rien n’arrivait pour rien et qu’elle se devait d’écouter son corps.

L’objectif de revenir à tout prix en 2017 a changé: elle s'est mise à viser un retour quand elle serait prête. Le 7 janvier dernier, elle est revenue à la compétition après une absence de 10 mois. Quelques semaines plus tard, elle remportait le Triathlon de Saint-Adolphe avant de terminer troisième à la Coupe du monde de triathlon d'hiver.

«Les sports d’hiver ont un impact moindre sur mes blessures, alors j’ai pu recommencer. Bien honnêtement, je ne m’attendais pas à avoir de tels résultats, concède-t-elle. Ce fut une agréable surprise.»

Pour ce qui est des activités estivales, elle n’a aucune idée quand elle pourra défendre sa solide réputation sur le circuit international: «Je ne serai jamais l’athlète que j’étais avant ma blessure. Pourquoi se limiter et se comparer à nos versions anciennes? Je vois cela comme une opportunité de recommencer ma carrière d’athlète du début.»

Cette réflexion lui a également permis de contempler ses titres nationaux et mondiaux acquis au fil des ans en ski de fond, biathlon, triathlon et courses à obstacles. La voilà maintenant pleine de gratitude, une attitude qui lui sera bénéfique lorsqu’elle sera prête à recommencer les courses à obstacles.

Difficile de trouver un couple en meilleure condition physique que celui de Claude Godbout et Marc-André Bédard.

©Copyright 2014 Wayne Litmer