Tribune libre: Un peuple de gérants d’estrade

Publié le 20 mars 2017

Je serai sans doute le seul citoyen non impliqué dans le parti au pouvoir à nuancer les critiques sur les conséquences de la tempête du 14 mars.

Il est facile de critiquer les carences observées après un acte de Dieu majeur. Est-ce à dire que 99% des québécois auraient mieux agi que nos autorités en place, et peuvent donc tous jeter la première pierre pour leur lapidation?

La plus grosse tempête depuis près de 50 ans était annoncée, la première critique devrait donc aller à ceux qui ont pris la route. Si moi je l’avais fait, cela aurait été à mes risques en ayant fait un choix conscient entre le risque de conséquences et mon besoin de déplacement et non dans l’optique de poursuivre le gouvernement pour les inconvénients prévisibles que sont les accidents, les embouteillages et les pannes.

Aucun gouvernement ne peut protéger à 100% ses citoyens dans des circonstances extrêmes. Chaque citoyen doit alors faire sa part en évitant de mettre risque autant lui-même que les autres.

Il y a bien sûr un post mortem à faire. On peut changer les lois et les protocoles pour éviter les dérapages observés mais on ne pourra jamais s’attendre à ce que tout baigne dans l’huile lors de conditions extrêmes. 

Jeannot Vachon