Tribune libre: Le « club social »

Publié le 9 février 2017

Ce que plusieurs observateurs politiques appréhendaient eu égard au désintéressement des jeunes Québécois à la cause souverainiste vient d’être confirmé dans le rapport de Paul St-Pierre Plamondon qui image en ces termes « colorés » ce phénomène : « Au PQ, les jeunes sont comme des Pokémons rares que l’on cherche depuis des années et quand tu en as un, tu le mets dans la photo ».

En corollaire à ce constat, le rapport fait ressortir que 68 % des membres du PQ ont plus de 55 ans, un parti aux airs de « club social » vieillissant et déconnecté. Un électrochoc dans l’entourage de l’establishment péquiste.

Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité se retrouve dans cette proposition laconique, voire méprisante, qui exigerait que les membres d’exécutifs âgés de plus de 70 ans seraient forcés à la retraite en plus d’offrir leur siège à un « protégé » de moins de 40 ans et lui offrir un service de mentorat. À mes yeux, une proposition cavalière qui fait fi d’une expertise indispensable à la saine évolution du parti.

En conclusion, M. St-Pierre Plamondon, je vous incite à manifester un peu de respect pour ces femmes et ces hommes « âgés » qui, malgré leurs cheveux blancs, sont encore insufflés d’un sentiment souverainiste qui ne peut qu’animer la tiédeur des jeunes, à défaut de quoi vous risquez d’éprouver beaucoup de difficultés à repérer d’autres « Pokémons » pour rajeunir la photo de famille.

Henri Marineau.