Tribune libre: Le plafond de verre

Publié le 8 février 2017

OPINION. Dans une de ses rares sorties depuis sa défaite aux mains de Donald Trump lors de la course à la présidence des États-Unis, Hilary Clinton est revenue sur un de ses thèmes préférés, à savoir un vibrant appel à l’implication des femmes dans la société, les incitant à « se lever et prendre la parole » pour qu’elles deviennent « les briseuses de plafond de verre de l’avenir ».

Or, chez nous au Québec, l’affaire Sklavounos vient de nous démontrer à quel point les femmes demeurent encore prisonnières du « plafond de verre » lorsqu’arrive le temps de dénoncer les agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Une situation qui s’explique, à mon sens, par l’interrogatoire serrée de la part des forces policières qui poussent au pied du mur une victime déjà fragilisée par le stress qu’elle vient de vivre et qui l’incitent souvent à faire des déclarations contradictoires.

De nombreuses allégations de harcèlements sexuels de la part de Gerry Sklavounos sur du personnel féminin de l’Assemblée nationale circulent actuellement dans les corridors de cet auguste temple des élus. Peut-être serait-il temps de faire une brèche dans le « plafond de verre » pour laisser entrer un peu d’air pur au royaume du machisme.

Henri Marineau, Québec