Tribune libre: « Il n’y en a pas, de problème »

Publié le 7 février 2017

OPINION. Telle est la conclusion à laquelle arrive Martine Ouellet dans l’hypothèse où elle était élue chef du Bloc québécois à Ottawa et qu’elle continuait de siéger à l’Assemblée nationale à Québec à titre de députée de Vachon.

Or, il s’avère, selon un vieux dicton, qu’à force de courir deux lièvres à la fois, on risque de les perdre tous les deux…même s’ils sont de la même famille! En l’occurrence deux partis indépendantistes, soit, mais, faut-il le préciser, cantonnés sur deux paliers de gouvernements différents ayant pignon sur rue dans deux provinces différentes.

Si on ajoute à ces quelques différends le fait que Martine Ouellet n’ait pas le don d’ubiquité, on peut aisément se demander comment elle arrivera à concilier ses fonctions parlementaires à Québec, ses devoirs envers ses électeurs de Vachon, et ses responsabilités de chef du Bloc.

En réalité, Mme Ouellet aura beau tenter de vouloir sauver la chèvre et le chou en tergiversant sur des arguments tous plus alambiqués les uns que les autres, « il y a un problème » à jouer sur deux tableaux, à savoir le danger imminent de contrecarrer le professionnalisme exemplaire qu’elle doit à ses commettants.

Henri Marineau, Québec