Tribune libre: La déconnexion

Publié le 12 février 2017

OPINION. L’un des constats majeurs auquel fait allusion Paul St-Pierre Plamondon dans le rapport qu’il a remis à Jean-François Lisée a trait au désintéressement chronique des jeunes eu égard à la politique en général, et à la souveraineté du Québec en particulier.

L’engouement de la jeunesse pour la fibre souverainiste des années ’70 s’est substitué petit à petit avec le temps au mouvement de mondialisme dans lequel elle baigne de plus en plus, l’influence des médias sociaux siégeant en tête de proue de ce phénomène. Aux yeux de notre jeunesse, l’accession du Québec à son indépendance constitue un repli identitaire malsain qui va à l’encontre d’un multiculturalisme ouvert.

En ce sens, le rapport de St-Pierre Plamondon touche à un point sensible, à savoir la déconnexion des jeunes de l’objectif ultime du Parti québécois. Un défi de taille pour Jean-François Lisée qui semble s’être donné comme mission, entre autres, de rapatrier les jeunes au sein de son option politique.

Et ce n’est pas pour demain la veille compte tenu de la distanciation qui s’est opérée entre les générations de jeunes qui se sont succédées depuis les artisans de la fondation du PQ et les militants actuels dont la majorité se situe au-dessus de la cinquantaine.   

Henri Marineau, Québec