Tribune libre: Les farces de « mononcle »

Publié le 10 février 2017

OPINION. À entendre Gerry Sklavounos nous déballer les raisons qui expliquent le genre de remarques « déplacées » auxquelles son tempérament « extraverti » le pousse souvent, j’ai eu l’impression que le député réclamait une absolution sans repentir.

Et pourtant, M. Sklavounos, a réitéré à plusieurs reprises au cours de son allocution que tous ces événements l’avaient conduit à une « introspection » bénéfique sur le plan personnel, l’introspection étant définie comme une « observation méthodique, par le sujet lui-même, de ses états de conscience et de sa vie intérieure » par le Larousse.

En réalité, Gerry Sklavounos est venu nous dire qu’il regrettait ses farces de « vieux mononcle cochon » qu’on entendait jadis dans les rencontres de famille, et qu’il ferait tout pour ne plus les utiliser. Là s’arrête son « introspection »… De la poudre aux yeux !

Gerry Sklavounos m’apparaît un « beau parleur » dénué de toutes formes de sincères regrets envers les femmes qu’il a harcelées grossièrement entre les murs de l’Assemblée nationale, et, en ce sens, il a manqué à son devoir d’exemplarité que son statut de député lui incombe de facto… Conséquemment, il n’est plus digne de siéger au temple des élus !

Henri Marineau, Québec