Tribune libre: Le prix de consolation

Publié le 1 février 2017

OPINION. Comme il arrive souvent lors de la cérémonie d’adieux d’un politicien, les commentaires élogieux à son égard fusent de partout. La sortie de scène de l’ex-ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion n’a pas échappé à cette coutume.

Or, la réalité est toute autre. Dans les faits, M. Dion a été démis de ses fonctions de ministre cavalièrement par son chef qui avait surement ses raisons qui sont demeurées secrètes comme l’exige un sein relationship. Sans spéculer sur les motifs de Justin Trudeau, on peut présumer que Stéphane Dion ne répondait plus aux critères de « performance » du premier ministre pour la fonction qu’il occupait.

Dans ces circonstances, les belles paroles encensées à l’endroit de Stéphane Dion par le premier ministre ne constituent qu’un écran de fumée destiné à voiler une réalité qui a finalement réussi à convaincre M. Dion d’accepter le « prix de consolation » de son chef, à savoir la fonction d’ambassadeur du Canada en Europe, « le diplomate le plus haut placé en Europe » aux dires du bureau du premier ministre…Ainsi va la vie dans les coulisses du pouvoir!

Henri Marineau, Québec