Tribune Libre : « Bettman, l’omnipuissant »

Publié le 29 janvier 2017

OPINION. Selon le spécialiste du droit des affaires Julien Pelletier, qui rédige une thèse de doctorat sur la gouvernance de la Ligue nationale de hockey (LNH), le commissaire de la LNH Gary Bettman « a plus de pouvoir qu’un président-directeur général n’en a sur son entreprise ».

À titre d’exemples fort éloquents, il peut suspendre ou exclure de manière définitive un entraîneur, un propriétaire, un actionnaire, un dirigeant et même un joueur de la ligue. Il peut résilier unilatéralement des contrats et ordonner lui-même des échanges de joueurs entre équipes. Il a littéralement le droit de vie ou de mort sur les équipes et peut infliger des amendes atteignant un million de dollars.

Par ailleurs, pour ceux qui sont intéressés par le dossier de la venue d’une équipe de la LNH à Québec, les probabilités demeurent plutôt minces, compte tenu que le mandat de Gary Bettman, au moment de son entrée en poste le 11 décembre 1992, était très clair : faire prospérer la ligue, mais aussi la faire progresser sur le marché du sud des États-Unis.

Or, il s’avère qu’actuellement, cinq équipes sont très rentables et autant perdent de l’argent année après année depuis au moins une décennie. De façon générale, les plus rentables sont au Canada ou dans le nord des États-Unis et les déficitaires sont situées dans le Sud. Des exemples? Les Hurricanes de la Caroline, les Panthers de la Floride, les Coyotes de l’Arizona, les Blue Jackets de Columbus et les Predators de Nashville doivent essuyer déficit sur déficit.

Le mandat de Gary Bettman prendra fin en 2022…Cinq longues années qui risquent d’être très pénibles pour les partisans du retour d’une équipe de la LNH dans la Capitale-Nationale!

Henri Marineau, Québec