Tribune libre: Le mur

Publié le 26 janvier 2017

OPINION. Pendant un peu plus de 28 ans, le mur de Berlin, baptisé le « Mur de la honte » par les Allemands de l’Ouest, a séparé physiquement les villes de Berlin-Est et de Berlin-Ouest, à savoir de 1961 à 1989, et a constitué le symbole le plus marquant d'une Europe divisée par le rideau de fer.

Vingt-huit ans plus tard, le nouveau président des États-Unis, Donald Trump, quelques jours après son investiture, vient de signer un décret concrétisant la promesse la plus emblématique de sa campagne, soit la construction d'un mur de 3 200 kilomètres à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

À mes yeux, l’érection de ce mur incarne une symbolique rétrograde qui vient ancrer « dans le ciment » l’image dégradante d’une terre américaine qui s’isole honteusement de ses voisins du Sud dans le but avoué de sécuriser ses frontières.

Le mur de Trump, s’il voit le jour, montrera à la face du monde une Amérique renfermée sur elle-même, déconnectée, qui renoue avec un pan dégradant de l’histoire européenne et qui lèguera l’image d’un second « Mur de la honte »!

Par Henri Marineau, Québec