Tribune libre: Le mal de vivre d'Isabelle Fortier

Publié le 26 janvier 2017

Isabelle Fortier (alias Nelly Arcan), native de Lac-Mégantic en Estrie, s’est pendue dans son appartement du Plateau Mont-Royal à Montréal en septembre 2009, sans doute au cours d’une sévère dépression. Elle avait 36 ans. Auteur de plusieurs livres sous le pseudonyme de Nelly Arcan, elle était très complexée. Prostituée, toxicomane, elle avait de graves troubles de la personnalité qui l’avait amené à consulter des spécialistes en santé mentale. Victime évidente de ses mauvais choix et de ses mauvaises décisions (elle avait notamment décidé de monnayer son corps pour payer ses études littéraires et son appartement à Montréal), elle aurait sans doute pu avoir une vie beaucoup plus heureuse en se dotant d’un code de conduite plus sain et non basées sur des excès et expérimentations (notamment en matière de drogues). Ce code lui aurait sans doute permis d’avoir plus d’estime et de respect de soi. Malheureusement, elle avait des pulsions autodestructrices, un mal de vivre et un besoin maladif d’être aimée et reconnue.

Une bien triste fin pour une écrivaine très jolie mais sans jugement, qui avait pourtant un baccalauréat en études littéraires de l’université du Québec à Montréal. Preuve qu’intelligence et jugement ne vont pas toujours ensemble.

André Delage, Québec.