Cas de cruauté animale: des restes de cheval retrouvés


Publié le 5 décembre 2016

FAIT DIVERS. Un cadavre d'un chien et des restes d'un cheval ont été retrouvés cette fin de semaine sur un terrain vacant à Saint-Hippolyte, dans les Laurentides.

Des travailleurs, engagés par Hydro-Québec, ont fait la découverte du chien vendredi et du cheval samedi. Le lendemain, le Groupe intervention protection animaux compagnie (GIPAC-Q) était sur place pour prendre des photos.

Une des membres du groupe, Claire Lessard, rapporte que le chien avait du ruban adhésif rouge sur le museau. «Il est mort étouffé, il n'y avait pas d'autres marques de blessures», raconte-t-elle.

Selon Mme Lessard, le chien a été volé et tué sur place.

«Ce n'est pas un chien qui a été victime de négligence. Il était bien entretenu, n'était pas maigre et semblait en bonne condition physique». Elle croit qu'au moins deux personnes auraient commis cet acte criminel. «Logiquement, il n'y avait pas une seule personne. Un berger allemand ça se débat, il ne se serait pas laissé faire».

Un cheval scié

À quelques pas de là, des restes de cheval ont été découverts. «Il a été démembré. La tête était là, les quatre pattes aussi, mais le corps a disparu. On pensait que quelqu'un l'avait abattu pour la viande, mais il n'a pas été tiré dans le front». Les photos sont difficiles à regarder. «Un cas comme celui du chien, ça nous arrive souvent d'en voir. Mais un cheval scié en morceau, c'est une première!», observe Mme Lessard.

La police a reçu un appel dimanche vers 15 h en lien avec ces découvertes. «Une enquête est en cours pour tenter de faire la lumière sur les circonstances. Il n'y a pas d'arrestation pour le moment», a expliqué lundi matin Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Les gens doivent dénoncer

La directrice générale de la SPCA Laurentides-Labelle, Corinne Gonzalez, qui condamne sévèrement ces gestes, invite les citoyens qui auraient été témoins de ces actes de cruauté animale à dénoncer les malfaiteurs. «Ce n'est pas des actes qui sont tolérés, il y a des lois pour ça. Il faut par contre que les gens dénoncent».

Selon elle, dans ces cas, les preuves sont difficiles à amasser puisque les témoins de cruauté animale ne veulent pas témoigner. Elle ajoute qu'il y a d'autres façons de se débarrasser d'un animal que de le tuer.

«Il y a des refuges. Les gens peuvent réussir à placer leur animal», termine-t-elle.