Projet de loi pour la sécurité des animaux

Publié le 7 juin 2015
(Photo archives)

POLITIQUE. La cruauté envers les animaux risque d'accuser un recul si le projet de loi 54 voit le jour au Québec.

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Paradis, a annoncé hier que le projet de loi 54, destiné à améliorer le sort des animaux dans la province, ferait passer le statut juridique de l'animal de «bien-meuble» à un «être doué de sensibilité ayant des impératifs biologiques».

Ce qui veut dire que les peines aux contrevenants seraient des plus salées. Les amendes pour une première offense pourront atteindre 250 000$. Dans les cas de seconde ou de troisième offense, ce montant sera doublé, voire triplé.

On envisage même d'imposer des peines d'emprisonnement allant jusqu'à 18 mois aux récidivistes.

«Nous nous sommes inspirés des meilleures législations canadiennes, soit celles du Manitoba, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique», a déclaré le ministre Paradis.

Le projet de loi permettra aussi d’intervenir contre les combats d’animaux, de coqs ou de chiens. Selon le ministre, de tels combats sont bel et bien présents au Québec, dans la culture de certaines communautés.

De même, le projet réitère l’obligation faite au vétérinaire de rapporter tout cas de maltraitance, de cruauté envers un animal, en assurant l’immunité à celui qui dénonce en ayant agi de bonne foi.

On ne sait pas encore s'il y aura plus d’inspecteurs. Il a souligné qu’avec la nouvelle ligne téléphonique qui avait déjà été instaurée, les autorités avaient reçu 500 appels par mois. À ses yeux, ce sont donc l’ensemble des citoyens du Québec qui sont devenus des inspecteurs bénévoles.