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Alexandre Lemay admet sa négligence lors d'une course de rue mortelle


Publié le 3 juillet 2017

Alexandre Lemay à sa sortie de la salle d'audience, en compagnie de son avocat Me Luc Picard.

©(Photo TC Media – François Cattapan)

TRIBUNAL. Impliqué dans une course de rue qui a tourné au drame, en juin 2015, Alexandre Lemay s'est engagé à reconnaître sa culpabilité à deux des quatre chefs d'accusation portés contre lui, pour conduite avec les facultés affaiblies et négligence criminelle ayant causé la mort. Le juge a toutefois accepté de reporter son verdict à une date ultérieure, le temps que les parties déterminent les termes d'une suggestion commune.

Grâce à cette procédure différée, le jeune homme de 28 ans originaire de Bellechasse a pu rester en liberté. Il pourra ainsi continuer à occuper son emploi saisonnier jusqu'à son retour au palais de justice de Québec l'automne prochain. Le magistrat Jean Asselin a tout de même demandé à l'accusé de confirmer l'exactitude d'un résumé des faits remontant au 28 juin 2015.

Vers 2h15 cette nuit-là, après une fête chez des amis sur l'avenue des Ruisseaux, dans le secteur Pintendre à Lévis, Lemay et son ami Tommy Boissonneault quittent chacun dans leur voiture respective de marque Acura Integra. Ils entreprennent alors une course de rue sur une distance de plus de 2km dans les environs. Au terme de celle-ci, la victime alors âgée de 32 ans perd le contrôle à une intersection et fait une embardée suivie de tonneaux. Éjecté, il perdra la vie sur le terrain d'une résidence.

Lors du drame, les policiers de Lévis avaient d'abord cru à une perte de contrôle fatale, à l'angle de l'avenue des Ruisseaux et de la route Mgr-Bourget. C'est en cours d'enquête qu'il a été démontré que le drame était survenu à la suite d'une course de rue à laquelle avait participé Alexandre Lemay. Décidé à mettre ces tristes événements derrière lui, ce dernier a accepté de plaider coupable pour en finir avec les procédures qui perdurent depuis deux ans.

Le juge Asselin a consenti à l'ajournement du dossier, pour se prononcer sur la suggestion de peine que lui présenteront les parties représentées à la Couronne par le procureur Thomas Jacques et en Défense par Me Luc Picard. La cause reviendra devant la Cour, le 18 décembre, à l'étape conjointe du prononcé du verdict et de la décision sur la sentence.

TC Media