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Absolution conditionnelle pour vol de médicaments


Publié le 3 juillet 2017

Maryline Potvin a quitté le palais de justice de Québec en direction du pénitencier, où elle passera les 53 prochains mois.

©(Photo TC Media – Archives)

TRIBUNAL. S'étant repris en main après avoir connu des problèmes de drogue l'ayant conduit à voler des médicaments l'hôpital où il travaillait, Éric Sergerie est parvenu à convaincre la Cour de lui donner une chance. Il a obtenu une absolution conditionnelle pour les délits commis à l'Hôtel-Dieu de Lévis.

Dans sa décision, le juge Steve Magnan a noté que l'accusé s'était lui-même dénoncé, sans quoi les faits seraient possiblement demeurés méconnus. En plus de reconnaître ses torts, il a entrepris une thérapie pour contrôler son besoin de consommer.

Le Tribunal est d'avis qu'une absolution conditionnelle dans ce dossier ne contribuerait pas à une perte de confiance du public en la justice.

le juge Steve Magnan

Selon le magistrat, l'intérêt véritable de l'accusé a démontré des possibilités réelles et concrètes de préjudice pouvant mener à sa perte d'emploi. Il estime aussi que l'aspect de dissuasion générale a été rencontré par la mise en accusation de l'homme sans antécédents judiciaires. Le processus judiciaire a eu son effet.

«Le Tribunal est d'avis qu'une absolution conditionnelle dans ce dossier ne contribuerait pas à une perte de confiance du public en la justice. D'autant plus que l'accusé a dénoncé son crime et qu'il s'est repris en main depuis», a indiqué le juge Magnan.

Ce verdict d'absolution conditionnelle prononcé à l'endroit d'Éric Sergerie est assorti d'une probation de 1 an, d'un suivi de toute thérapie requise pour maintenir sa sobriété, d'une interdiction de posséder des médicaments sauf sous prescription, ainsi que de l'obligation de compléter 80 heures de travaux communautaires. S'il respecte les conditions qui lui ont été  imposées, il pourra rester en liberté.

TC Media