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Peine de 42 mois pour l'aîné agresseur d'un CHSLD de Lévis


Publié le 29 juin 2017

Jean-Claude Robin à son arrivée au palais de justice de Québec.

©(Photo TC Media – François Cattapan)

TRIBUNAL. Ayant déjà reconnu sa culpabilité à une série d'agressions sexuelles sur des bénéficiaires du Foyer Chanoine-Audet sur la rive-sud, où il résidait également, Jean-Claude Robin vient d'être condamné à une peine de 42 mois d'incarcération. La suggestion commune des parties a été approuvée par le magistrat attitré à cette cause au palais de justice de Québec.

En rendant sa décision, le juge Christian Boulet a tenu compte de nombreux facteurs aggravants. Il a notamment mentionné que les délits ont été commis sur des personnes vulnérables, âgées de plus de 80 ans et sans défense étant en perte d'autonomie, ainsi que la longue période durant laquelle le septuagénaire a sévi. Le seul facteur atténuant s'avère le plaidoyer de culpabilité de l'accusé, qui a reconnu sa faute pour 9 des 10 chefs d'accusation portés contre lui.

Nous sommes en présence d'un homme aux valeurs permissives et qui présente un haut risque de récidive, pour lequel aucune loi n'a le pouvoir de freiner ses pulsions sexuelles.

Me Valérie Lahaie, procureure de la Couronne

Le Tribunal a également pris note des principaux constats ressortis du rapport présentenciel qui a été confectionné pour déterminer le profil de l'agresseur. Ainsi, malgré sa condition, il appert que Robin était pleinement conscient de ses gestes. Il a ciblé et choisi ses victimes en raison de leur vulnérabilité, celles-ci étant atteintes de maladies dégénératives qui les privaient de l'usage de la parole.

Le septuagénaire a pris le chemin de la prison en fauteuil roulant.
(Photo TC Media – François Cattapan)

«Il faut aussi considérer l'absence de remords et d'empathie envers les victimes. L'accusé a même présumé que celles-ci aimaient ça, puisqu'elles souriaient lors de la commission de ses actes. Nous sommes en présence d'un homme aux valeurs permissives et qui présente un haut risque de récidive, pour lequel aucune loi n'a le pouvoir de freiner ses pulsions sexuelles», a observé la procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie.

Résiduel de plus de 2 ans

En soustrayant l'équivalent de 15 mois et deux tiers passés en détention provisoire, il reste au septuagénaire à la santé fragile 26 mois et 10 jours à purger. Il devra également être inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité, se soumettre à un prélèvement d'ADN et faire l'objet d'un suivi sexologique pour gérer ses comportements.

Malgré qu'il ait été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) et qu'il soit atteint d'un cancer, l'accusé qui se déplace en fauteuil roulant a pris le chemin des cellules. Robin devrait purger sa peine à l'infirmerie du centre de détention de Québec.

TC Media