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Vols de camions-remorques : sérieux pourparlers entre les parties


Publié le 13 juin 2017

Il y a eu négociation et les pourparlers entre avocats ont grandement progressé dans l'affaire des 14 coaccusés pour vol de marchandises dans le cadre de l'opération «OBLIGER».

©(Photo TC Media – François Cattapan)

TRIBUNAL. Avec la période des vacances qui approche et devant la solidité de la preuve amassée, les membres du réseau démantelé de vols de marchandises dans des camions-remorques semblent plus intéressés que jamais à régler leur dossier. Les avocats de la Défense et le procureur de la Couronne ont multiplié les rencontres dans le bureau de coordination du palais de justice de Québec, mardi matin.

Les nombreuses discussions ont porté fruit, à tel point que plusieurs dossiers liés à l'opération «OBLIGER» de la Sûreté du Québec sont sur le point de se régler. Des pourparlers se poursuivent entre le procureur de la Couronne, Jean-Simon Larouche, et les avocats des membres du vaste réseau de vols de marchandises qui a sévi au Québec et dans les Maritimes.

Des ententes pour des suggestions communes de peine sont intervenues dans les cas des coaccusés Bruno Facchino, Maxime Demers et Jean St-Pierre. Leurs dossiers respectifs reviendront devant le juge Carl Thibault, le 11 juillet, pour disposer.

Selon les enquêteurs reliés à cette série d'arrestations survenues le printemps dernier, d'autres pourparlers se poursuivent avec plusieurs autres prévenus. Pour l'instant, 4 des 13 détenus dans cette affaire sont prêts à régler. Un cinquième, Michel Boucher, a déjà plaidé coupable et a reçu une peine de 24 mois de prison pour sa participation dans un important vol d'une cargaison de pneus.

Par ailleurs, deux prévenus sont toujours en cavale. Il s'agit de Denis Vallée et de Yannick Demers. Le premier est un subalterne du réseau, tandis que le second était la tête dirigeante responsable du volet des vols de véhicules. Détenteur de plusieurs antécédents en semblable matière, il coordonnait ses opérations avec l'autre volet du réseau consacré à la recherche de débouchés pour écouler les marchandises dérobées.

Démantèlement du réseau

Aperçu de l'organigramme du réseau de vols et recels de marchandises. À noter que Ralph Leblanc a été retracé depuis.
(Tableau produit par la SQ)

Rappelons que le Service des enquêtes sur les crimes majeurs (SECM) de la Sûreté du Québec a procédé, le 8 mars dernier, au démantèlement d’une organisation criminelle active dans des vols de marchandises et de véhicules de luxe. Baptisée «OBLIGER», cette opération ciblait depuis plusieurs mois un réseau procédant à du vol et du recel à grande échelle. Le groupe opérait principalement au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Un groupe de 14 suspects âgés entre 20 et 56 ans avait été arrêté et tous sauf deux d’entre eux ont déjà comparu au palais de justice de Québec. Ils font face à plusieurs chefs d'accusation pour complot, après avoir dérobé des remorques de camion, dont les cargaisons (allant des couches pour bébé au bois de construction, en passant par de la viande et du homard) étaient destinées à la revente. La somme des vols atteint plus de 5,3M$ et la valeur des véhicules récupérés ou saisis atteint plus de 3,1M$. Ces montants proviennent de 78 dossiers sous enquête.

TC Media