Les salles d'audiences dotées de «boutons d'alerte»


Publié le 17 mars 2017

Palais de justice de Québec.

©(Photo TC Media - Archives)

TRIBUNAL. Depuis peu, les salles de cour du palais de justice de Québec sont équipées d'un «bouton d'alerte». Cette technologie permet à la greffière ou au juge de signaler un besoin de renfort en cas de problème.

Gardé secret pour des raisons de sécurité, il s'avère difficile d'obtenir plus de détails sur cet ajout, dévoilé par Le Soleil. Au ministère de la Sécurité publique du Québec, on se contente de dire que cela vient bonifier les mesures en place, pour protéger les membres du système judiciaire aussi bien que le public.

Chose certaine, cette intervention n'a pas vraiment de lien avec la récente agression contre des journalistes par un accusé qui n'appréciait pas être filmé. Les cas de délits qui surviennent à l'extérieur des salles d'audience sont pris en charge par les constables spéciaux, qui patrouillent dans le palais de justice.

L'ajout de «boutons d'alerte» dans les salles vise plutôt à prévenir les inconduites à l'interne. Si les causes se succèdent à bon rythme et habituellement sans problème, un imprévu majeur peut survenir à tout moment. La quiétude et le protocole des lieux peuvent être perturbés aussi bien par un prévenu qui accepte mal un verdict défavorable que par un autre qui tient des propos menaçants ou qui subit un malaise.

Dans pareille situation, le constable spécial de garde dans la salle de cour risque d'être rapidement débordé. Moins disponible pour demander des renforts pendant qu'il intervient, c'est la greffière ou le juge qui pourra prendre le relais en activant l'alerte. Depuis une semaine, leurs bureaux sont dotés d'un bouton vert pour les besoins d'assistance et d'un bouton rouge pour les cas d'urgence.

TC Media