Cancer de la prostate : Jacques Rougeau au tapis

Publié le 25 octobre 2011

L’ancien lutteur Jacques Rougeau a reçu une nouvelle accablante ce matin : sa prostate a atteint la taille d’un pamplemousse. Lors d’une activité de promotion de l’évènement La Lutte des Pros qui a lieu ce soir à Québec, il s’est prêté à un examen de la prostate. Malheureusement pour Rougeau, ce test a révélé une situation peu enviable.

Le Dr Vincent Fradet, urologue-oncologue au centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) et autre porte-parole de l’évènement, reste optimiste dans le cas de Rougeau. Selon ses analyses préliminaires, l’ancien lutteur présente quelques problèmes urinaires, fréquents dans la population, et une prostate gonflée. Toutefois, «il n’y a pas d’évidence», a rassuré le Dr Fradet en précisant que le lutteur n’avait qu’une chance sur cinq de présenter un problème majeur.

Il ajoute que d’autres tests sont à venir pour confirmer le diagnostic. «Je sais que ma prostate est gonflée et que ce n’est pas normal, mais je veux aller chercher le fond de l’histoire», a renchéri M. Rougeau. L’ancien champion de la WWE a déjà eu des problèmes de santé comme des pierres qui pourraient expliquer l’état de sa prostate.

L’ex-lutteur de 51 ans veut, par son exemple, encourager les hommes, même les plus robustes comme lui, à passer des examens préventifs. C’est aussi le but de La Lutte des Pros qui vise aussi à amasser des fonds pour la recherche sur ce type de cancer.

M. Rougeau paraissait visiblement stressé avant cette épreuve, faisant des allers-retours continuels dans les corridors du centre. Ce n’était pas tant la contrainte physique de l’exercice qui le mettait mal à l’aise, mais le résultat possible de ce dernier. «Tu ne penses pas au test, tu penses aux conséquences», a confié le lutteur professionnel.

Il s’inquiétait surtout du fait que deux membres de sa famille, dont son père, ont eu à lutter contre ce type de cancer.

Un test éprouvé

L’analyse de l’APS (antigène prostatique spécifique) et le toucher rectal demeurent encore les meilleurs examens pour dépister un trouble de la prostate, selon le Dr Fradet. Le U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF) a récemment publié un rapport contre cette méthode, jugeant qu’elle n’est pas la meilleure. L’urologue-oncologue du CHUQ croit le contraire surtout en ce qui concerne le dépistage préventif. Aucune autre démarche ne semble assez solide pour remplacer la traditionnelle.

Le Dr Vincent Fradet rappelle qu’un test est maintenant accessible au public. Il s’agit du PCA3 urinaire, un bio-marqueur développé à Québec. Le médecin recommande aussi aux hommes de 50 ans et plus d’aller consulter, qu’ils présentent ou non des troubles de la prostate.

Membre du Groupe Québec Hebdo