Sciences de l'administration: la parité sur papier

Dossier


Publié le 5 décembre 2016

La faculté des sciences de l'administration est celle qui s'approche le plus du 50% dans ses inscriptions et son taux de diplomation en 2015.

©(Photo TC Media – Prisca Benoit)

ÉDUCATION. Bien que l'Université Laval accueille chaque année plusieurs dizaines de milliers d'étudiants entre ses murs, la représentation entre les hommes et les femmes dans les classes des facultés au premier cycle varie énormément d'un programme à l'autre. La faculté des sciences de l'administration peut se targuer d'être la faculté la plus près de la parité.

La faculté des sciences de l'administration est celle où l'on approche le plus la parité entre les hommes et les femmes pour les étudiants du premier cycle. En 2015, 49,7% des inscriptions étaient des femmes et, depuis 2011, le taux de diplomation de la faculté est celui qui s'approche le plus du 50%.

Pourtant, cette réalité ne se reflète pas dans tous les cours et programmes de la faculté, selon les représentants de l'Association des étudiants en sciences de l'administration de l'Université Laval (AÉSAL). «Ça dépend de la concentration, estime la vice-présidente aux communications, Coralie Boulianne. Si tu parles de ressources humaines, tu vas voir beaucoup plus de filles. Par contre, en finances ou en comptabilité, c'est beaucoup des gars.»

Malgré les préférences dans les cours, il n'est pas question de sous-représentation ailleurs dans la faculté, juge quant à lui le président de l'AÉSAL, Vincent Fortin. Selon lui, que ce soit dans les activités facultaires ou les associations étudiantes, les hommes comme les femmes sont bien représentés. «Ça amène différents points de vue, différentes façons de penser», estime-t-il.

Pas une question de genre

La vice-doyenne aux études de la faculté, Carmen Bernier, ne peut se résoudre à dire qu'il y a des programmes préférés par les hommes ou par les femmes en administration. «Je ne confirmerai pas ce type de stéréotypes», martèle-t-elle. Pour elle, les choix de cours sont davantage une question cyclique que de genre de l'étudiant. «On en est très content, parce que ça reflète notre société», confie cependant la vice-doyenne à propos de la parité dans la faculté.

Maintenant que les hommes et les femmes sont sur le même pied d'égalité à l'école, c'est l'heure de se concentrer sur le marché du travail, selon Coralie Boulianne. «Le gros défi, c'est de faire en sorte que les femmes qui ont la même formation que les hommes atteignent les mêmes conditions de travail une fois rendues sur le marché du travail», juge l'étudiante. «C'est intéressant quand on voit [la parité dans les cours] parce qu'on peut espérer qu'une fois qu'on va être rendu sur le marché du travail les gens vont garder la mentalité que ce n'est pas un problème de travailler avec des femmes», conclut l'étudiante.

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